Déco...

Recherche

Lecture en cours

Lectures 2017

Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 19:26

 

Le 06 février 2010, je vous proposais sur mon blog un article relatif à l'amputation au néolithique : en 2005, l'INRAP avait en effet découvert à Buthiers-Boulancourt (France, Seine-et-Marne) le squelette d'un homme âgé ayant subi, il y a 7 000 ans, et y ayant survécu, une amputation volontaire de son avant-bras gauche.

 

Le 13 août 2011, je revenais vous parler de cette découverte pour illustrer une mienne hypothèse, exprimée à la fin du premier article, selon laquelle l'amputation au néolithique ne s'était certainement pas improvisée et qu'elle avait probablement été précédée par une pratique vétérinaire expérimentale.

 

Et bien retournons-y à cette amputation au silex, non par sadisme, mais puisque l'un des épisodes des experts du passé diffusé sur universcience.tv concerne justement cet "homme à l'humérus amputé"

 

 


Cliquez sur l'image pour voir le documentaire (6'27) sur le site d'universcience

 

Vous constaterez que nous nous étions dit énormément de choses à l'époque. C'est sympa de voir ces différents éléments dans un reportage vidéo, d'où ce troisième article sur le sujet.

 

On apprend que l'individu amputé a bénéficié d'une inhumation peu fréquente pour l'époque : une grande fosse, profonde, des effets personnels de valeur (pic en silex, hache en schiste) laissés au défunt... L'archéologue (prolifique) Cyril Marcigny semble penser que c'est parce qu'il était quelqu'un d'important que l'homme a bénéficié de l'amputation. Là non plus nous n'en saurons sans doute jamais rien, mais le contexte de l'inhumation rend probable cette hypothèse, bien plus sûrement que l'idée que j'en avais à l'origine, à savoir que l'homme avait été traité avec égard lors de son inhumation justement du fait d'avoir été le "survivant" d'une amputation.

 

Publié par comprendre - dans Histoire
commenter cet article

commentaires

D&D 09/05/2016 16:38

Mon cher comprendre,
Merci de contribuer à me traumatiser :-)))
Je dois vraiment être une petite nature car le simple fait d'imaginer une amputation à cette époque me fait presque tourner de l'oeil...
Bonne semaine tout de même !

comprendre 19/05/2016 20:35

Il fut un temps où le simple fait d'imaginer cette époque te donnait la nausée ;) Tu t'endurcis en fait ! Très bonne tout à toi ;)

Cratès 30/04/2016 23:20

Sacré découverte, il reste aussi à découvrir aussi les remèdes de l'époque destiné à lutter contre la douleur, les "antiseptiques" d'alors.

comprendre 19/05/2016 20:33

Pour les antalgiques (contre la douleur), j'imagine qu'ils y allaient à grand coup de substances hallucinogènes ou qui déclenchent des états seconds (type opiacés) ; pour les antiseptiques, là ça m'intrigue franchement, dans la vidéo ce point est évoqué mais l'explication me parait assez basique par rapport aux enjeux (des cataplasmes de plantes pour empêcher l'infection, ok, mais c'est assez bricolo comme approche). Je ne sais pas si la cautérisation laisse des traces sur les os, mais, pour ma part, j'aurais imaginé ça plus adapté.

Rosalia 29/04/2016 04:40

Pour aller plus loin, qu'est-ce qui pouvait rendre un homme important du temps du néolithique ? A quoi était due cette importance ? A son rôle parmi les siens je suppose. Etait-t-il le chasseur le plus adroit et qui permettait de nourrir le plus correctement les autres ? Cela est juste une hypothèse de ma part bien sur. Mais cela justifierai la raison de l'amputation dont il a eu l'honneur de bénéficier: afin de pouvoir continuer à chasser et nourrir les siens.

comprendre 29/04/2016 12:23

Je pense que le rang d'un individu dans une organisation primitive tenait dans son charisme, sa capacité à fédérer et à organiser et, peut-être, selon la taille du groupe, dans ses capacités techniques propres (compétences de chasse, sa force brute...). "Sa capacité à nourrir les siens" me convient bien, par contre je pense que cela s'entend directement (capacité à tuer un animal coriace) comme indirectement (orienter le groupe dans des lieux où le gibier abonde, anticiper les changements saisonniers...). Il faudrait sûrement ajouter sa capacité à protéger les siens, principalement par ses décisions.