<<----- Lecture en cours ----->>
<<----- Lecture en cours ----->>
Les très riches heures de l'humanité
Un style agréable et humaniste. Les histoires racontées sont diverses et assez surprenantes.
Talleyrand : le prince immobile
Longue biographie du diable boiteux. Bien écrite et documentée, c'est un très bon travail d'historien. Le personnage était moderne et finalement assez difficile à
juger. L'étiquette d'opportuniste et de traître reste, mais il n'est pas inutile de considérer ce que fut réellement son rôle dans l'histoire de la France et de l'Europe.
Lune sanglante
Le premier Ellroy que je lis. Les passages narratifs sur le tueur sont intéressants, la pathologie mentale est bien illustrée, mais l'ensemble est assez faible. La
fin du livre est même assez pénible, voire ratée.
Le roman des Cent-Jours
Très bien écrit, le retour de Napoléon après son premier exil.
L'appel de la forêt
Très bon roman qui doit pouvoir être qualifié d'initiation.
Un coeur faible
Une nouvelle de Dostoievski (nouvelle tentative pour approcher cet auteur). Pas grandiose.
Le château
Je suppose que ce n'est pas la meilleure production de Kafka. Toujours cette cohérence rigoureuse dans l'absurde.
Les chevaux de Saint-Marc
Roman historique, ou plutôt une couche romanesque de moyenne facture sur une trame historique peut être un peu trop détaillée. Pas désagréable, mais ensemble moyen.
Belles évocations de Byzance/Constantinople et de ses moeurs..
Péplum
Un long dialogue, pour l'essentiel, pas très dur à lire. Une sorte de farce ironique avec des éléments de réflexion sur le temps, la science, l'histoire et la
société.
Les princes du sang
Un grand talent que ce Gilbert Schlogel qui, chirurgien de profession, nous fait voyager dans l'Histoire de France, de l'Europe et dans l'histoire de la chirurgie
(le tout de 1789 à 1980). Le roman est prenant, cinq générations de chirugiens qui composent avec leurs doutes, les limites (nombreuses) de l'exercice de la chirurgie, le chaos du monde. Je garde
un très bon souvenir de l'approche pédagogique et historique de cette discipline. Une très bonne surprise !
Le maître des abeilles
Intéressant, court, mais pas exceptionnel. Sur le même principe que le pape des escargots : initiation aux connaissances et valeurs rurales, choc culturel, nostalgie
de la vie des campagnes.
American psycho
Violent. Le personnage de Bateman est très intéressant, le roman vraiment très bon mais il diminue d'intéret dans son dernier quart. Le film qui en a été tiré est
très proche du roman et de son ambiance.
Elling
Roman norvégien, un peu décousu mais intéressant.
Le double
Mauvaise traduction (Aucouturier) ? Abandonné en route.
Le pape des escargots
Très bien, bien qu'un peu naïf.
L'assommoir
Je parlais de coucou pour Etienne Lantier, son père est le roi des coucous ! Les personnages sont plus intéressants que dans Germinal. Encore une fresque sociale
assez rude même si, contrairement à Germinal, il y a quelques portes de sorties. Beaucoup de misère humaine. Et les méfaits de l'alcoolisme.
Journal d'un curé de campagne
Je me suis senti bien étranger à ce récit, bien peu concerné. C'est plutôt bien écrit et les réflexions profondes.
Germinal
Une pièce majeure de naturalisme social, et quelle belle écriture ! Un peu de mal avec le fatalisme strict de la lutte de ces mineurs ; si lumière il y a au bout de
l'oeuvre, c'est pour l'humanité, beaucoup moins pour ces femmes et hommes là (exception faite pour Etienne, car c'est un coucou...).
Le grand Meaulnes
Récit scolaire, du romantisme français inintéressant au possible. A fuir.
Au bonheur des dames
Roman naturaliste qui nous plonge dans le Paris de la fin du XIXe qui voit naître les grands magasins (Printemps, Le Louvre...). Beaucoup de descriptions (de marchandises principalement), mais le
tout avec force de détails et d'application. L'histoire de fond passerait presque au second plan, l'intérêt se situant surtout sur les plans sociologique, économique et historique. A noter, en
ligne, l'exposition de la BNF consacrée à l'oeuvre.
Les cerfs-volants de Kaboul
Superbe histoire, même si tout
n'est pas parfait dans ce livre. J'ai aimé les personnages, ils ont de l'épaisseur
Effroyables jardins
Très intéressant, court. Belle
histoire.
L'élégance du hérisson
Pas
désagréable, mais très loin de mériter son "énorme" succès. Beaucoup d'humour, pas mal d'ironie.
Les mille et un fantômes & La femme au collier de velours
Suites de petites histoires fantastiques, les mille et un fantômes est une jolie réussite d'un auteur, Alexandre Dumas, que je n'attendais pas dans ce
style. Pour la femme au collier de velours, bien écrit, je suis plus mitigé : à part un intéret historique (l'histoire se passe juste après la révolution), c'est léger.
La condition humaine
D'un style littéraire volontairement indéterminé (tragédie, roman historique, fable humaniste ?), La condition humaine nous transporte dans la Chine des années 20, en pleine guerre de
pouvoir entre les communistes et le Kuomintang. Mon avis est totalement indéterminé : Malraux et moi, c'est l'histoire d'une non rencontre. Je lis et apprécie ce que je lis, mais le message ne
passe pas à la première lecture. N'étant plus tenu par des obligations scolaires, je ne remettrai pas le couvert pour une deuxième lecture plus éclairée. A lire avec le "profil" de l'oeuvre à
portée de main, ou à lire avec une attention soutenue...
Sa majesté des mouches
Super roman initiatique, efficace.
Les Misérables II et III
Pas toujours simple de tenir la concentration avec les longues parenthèses de Hugo dans le
récit mais beaucoup d'intérêt sur le plan historique et sociologique. Un grand ouvrage de la littérature française.
La ballade de l'impossible
Pas forcément très réussi, mais agréable. Le narrateur est un
garçon sympa, et plutôt humain du fait de ses défauts et de ses nombreuses faiblesses. J'ai désté l'histoire d'amour avec sa copine folle à lier, et c'est malheureusement la trame du livre. Il y
a quand même beaucoup d'autres choses autour. Pas mal de passages sexuellement explicites.
La
chronique des Heiké
Abandon, je n'ai jamais pu entrer dans cette histoire, qui avance par bonds dans les années, sans fil narratique vraiment affirmé. Une ribambelle de
personnages, de noms. C'est intéressant pourtant, avec une dimension politique, des guerres de clans qui se profilent. A vous de voir.
Si on me touche, je n'existe plus
Une australienne raconte son enfance, son adolescence et le début de sa vie
d'adulte. L'intéret ? C'est qu'elle est atteinte d'autisme, jamais diagnostiqué, et que sa maladie a destabilisé le déroulement de sa vie. Pas forcément essentiel, un peu segmenté, mais
intéressant.
Les oeufs, le fromage, le vin, les légumes, les fruits... Il semblerait que près de 3 français sur 4 se passent de la grande distribution et achètent leurs produits directement chez un producteur.
Giuseppe Arcimboldo - L'été
Mais un producteur, c'est quoi ?
Le producteur, c'est un professionnel ou un semi-professionnel qui introduit dans le circuit de la consommation un bien qu'il produit ou qu'il contribue à produire. C'est donc le vigneron qui va proposer son vin, c'est le volailler qui va élever de la volaille (poules, dindes, canards...) et proposer leur viande ou les produits de leur élevage (oeufs), c'est le maraîcher qui va proposer ses légumes etc.
L'achat direct chez le producteur, quels avantages ?
L'activité principale d'un producteur c'est la "production" du bien, c'est-à-dire la mise à disposition de ce bien dans le circuit de consommation. L'activité de vente, ainsi que les activités préparatoires à la vente (logistique, transport...), se sont développée en complément de l'activité de production.
C'est ainsi qu'est apparu le distributeur, un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Le distributeur achemine le produit de son lieu de production jusqu'à son lieu de vente. En France, pour ce qui est de la grande consommation (fruits, légumes, produits frais), le rôle de distributeur est majoritairement assuré par des (super)centrales d'achat dont l'objectif est d'acheter des produits puis de les mettre à la disposition de leurs membres (notamment des moyennes et grandes surfaces).
Cet intermédiaire présente deux inconvénients majeurs. Premièrement, l'objectif de la (super)centrale d'achat est d'obtenir le plus de produits
possible avec un coût d'achat minimal. De ce fait, les producteurs, et principalement les grands producteurs, doivent se plier aux offres d'achat des (super)centrales s'ils veulent que leurs
produits soient achetés. C'est ce que l'on appelle "tirer le prix vers le bas", le poids économique des (super)centrales d'achat leur permet d'obtenir que les producteurs réduisent au maximum
leurs prix de vente en réduisant leurs marges et en réduisant leurs coûts de production. La conséquence immédiate de cette situation : des producteurs qui s'appauvrissent (Cf. les producteurs de
lait) et des produits pour lesquels les coûts de production n'ont plus droit de citer (cultures hors sols, élevage en batterie, engrais...). Deuxièmement, cet intermédiaire présente un coût
supplémentaire dans la chaîne commerciale, coût qui est bien sûr répercuté sur le prix de vente du produit. Le prix d'achat au producteur et deux fois, trois fois voire quatre fois moins élevé
que le prix de vente au consommateur : on parle d'un coefficient multiplicateur qui s'applique pour chaque passage du produit entre les mains d'un intermédiaire. Si l'on considère précisément les
deux inconvénients, à savoir tirer les coûts de production vers le bas et augmenter les coûts intermédiaires, on obtient un produit de qualité médiocre mais
revendu au prix du marché. (donc pas "plus bas"). Au prix du marché ? Oui, car la marge des intermédiaires, et notamment du vendeur, se sont finalement substituées à celle du
producteur.
L'achat direct aux producteurs, que ce soit à la ferme, dans les ventes collectives, sur le bord des routes ou sur les marchés, permet au consommateur d'acquérir "en direct" un produit, sans intermédiaire, et donc sans surcoûts. De mon expérience, les prix sont moins élevés, ou identiques, aux prix pratiqués dans la grande distribution, mais la qualité, la diversité et la fraîcheur sont bien meilleures. Côté producteur, l'achat direct permet de maintenir une marge correcte, pour ne pas dire juste, et contribue au maintien de l'activité.
Pour connaître les points de rencontre consommateur / producteur : marches-producteurs.com
En kiosque : le numéro 358 (novembre 2010) de l'hebdomadaire L'Histoire. En couverture, le dossier consacré aux rois Mérovingiens (Ve siècle - 751).
Il est également question de l'expo Gérôme au musée d'Orsay, de la bataille de Marathon, de Guillaume III d'Orange, de l'expo sur le palais et la ville idéale de Léonard de Vinci, du millénaire d'Hanoi, de la destruction d'Allianoi ou du massacre de Novotcherkassk.
Un numéro qui me parait très intéressant.
Ah oui, je ne parle plus trop car je suis en vacances (encore ???). Photos !
A Amboise (Indre-et-Loire), le Clos Lucé
A Poitiers (Vienne), intérieur de l'église Notre-Dame la grande
Perdu dans la nature (Vienne), dolmen dit pierre-levée de maisonneuve
Le principe de la lanterne magique est relativement simple : une boîte qui, grâce à un jeu de lentilles et à une source de lumière, projette une image, à partir d'une plaque de verre peinte, sur les murs d'une salle obscure.
Ce procédé est inventé au milieu du XVIIe siècle. Il connaît une utilisation ludique ou pédagogique dans toute l'Europe, notamment au cours du XIXe. Les montreurs de lanterne magique sillonnent la France pour proposer la projection d'images représentant des fables ou des histoires populaires, des caricatures, des représentations religieuses ou des paysages plus ou moins fantastiques.
Exemples d'images peintes : scènes populaires (haut) ou éruption du Vésuve (bas, Royal Polytechnic)
Longtemps à l'avance c'était une fête promise et impatiemment attendue. Cela faisait travailler nos petites têtes d'enfant, il fallait voir !
Montreur de lanterne, 1850
"Entrez Messieurs, lanterne magique, pièces curieuses, 5 centimes, 1 sou pour les petits, 3 pour les grands. Entrez Messieurs, c'est magnifique !"
A la joie du spectacle annoncé se mêlait, en effet, une sorte de terreur superstitieuse. Ne racontait-on pas que souvent les montreurs
de lanterne magique étaient des voleurs qui profitaient de ce subterfuge pour s'introduire dans les maisons, et que, les ténèbres une fois faites, ils dévalisaient parfois les
appartements.
Vous pensez si l'on grossissait ces récits terrifiants!
Et puis l'appareil lui-même de la lanterne magique avait quelque chose de mélancolique, pour ne pas dire de sinistre.
Cet orgue, qu'on entendait de loin grincer ses refrains enroués, parles longues et tristes soirées d'hiver, nous prédisposait-il pas
déjà à la frayeur superstitieuse? Et ce cri qui ponctuait les intervalles où l'étrange musique faisait silence ! ce cri qui montait vague et plaintif : Lanterne magique ! tout cela impressionnait
vivement les cerveaux enfantins.
C'était bien autre chose encore, lorsque les deux bonshommes chargés de l'exhibition avaient gravi l'escalier, appelés pour donner
leur représentation bizarre.
De loin, on entendait leur pas lourd se rapprocher démarche en marche... Ils arrivaient, c'étaient eux ! On se serrait les uns contre
les autres, regardant curieusement leurs costumes délabrés qui semblaient plus pauvres encore au milieu des dorures d'un salon.
Alors ils demandaient un drap... Oh! le drap!... le drap que l'on tendait solennellement le long de la muraille! Hrrrou! il faisait
penser à un cercueil!... Et l'on frissonnait malgré soi, et l'on serrait encore plus les rangs.
La séance alors commençait.
Schenau - Gravure sur bois de 1855
L'orgue entamait une ritournelle criarde, on éteignait les lampes.
Instant décisif !
N'est-il pas vrai qu'en fouillant dans votre mémoire, vous y retrouvez comme moi des sensations étranges à l'endroit de la lanterne
magique, et que jamais grand spectacle ne vous a depuis lors aussi profondément remué ?
Le texte surligné en bleu est extrait de : Pierre Véron, "La vie fantasque", 1876
Pour en savoir plus :
- "Ah, la lanterne !", par Antoine de Baecque, L'Histoire n°348, décembre 2009
- Laterna Magica, site hébergé par la cinémathèque française : voir notamment les très belles collections
Quelle est la religion des Japonais ?
Les religions pratiquées au Japon sont multiples : shintoïsme, bouddhisme, christianisme, islam, sectes...
Dans la population, croyances, rites et religion sont très imbriqués : il n'est pas toujours aisé de reconnaître ce qui relève de la tradition ou ce qui relève d'une pratique religieuse.
Le Japon se caractérise majoritairement par un syncrétisme (cohabitation améliorée, union d'influences) entre le shintoïsme et le bouddhisme : dans une même famille, il n'est pas surprenant que les ancêtres soient célébrés selon le rituel shintoïste et que les funérailles soient bouddhistes.
La situation la plus fréquente au Japon est donc une pratique cumulée du shintoïsme et du bouddhisme.
Paris, jeudi 7 août 1919 : Charles Godefroy passe en avion sous l'arc de triomphe
Charles Godefroy (1888 - 1958)
Photo publiée le 8 août 1919 dans "Le petit parisien"
Charles Godefroy écrit avoir réalisé cet exploit pour "glorifier la mémoire" de Jean Navarre, héros de l'aviation française lors de la première guerre mondiale qui avait conçu ce projet et aurait tenté ce vol s'il ne s'était pas tué accidentellement en juillet 1919, et pour "signaler aux Français" combien la place réservée à l'aviation militaire avait été faible, quelques semaines auparavant, lors du défilé de la Victoire.
Vous aviez rencontré Gentille il y a quelques mois, voici quelques photos récentes pour vous dire qu'elle se porte bien et s'est bien adaptée à sa vie de chat domestique.