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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:58

 

 

Dominique de Villepin,

représentant de la France au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, à Washington, le 14 février 2002

 

 

Monsieur le Président, 

 

A ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l'incompréhension, de la suspicion ou de la peur.

 

Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur.

 

Je vous remercie Monsieur le Président.

 

 

Applaudissements.

 


Publié par comprendre - dans Histoire
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commentaires

D&D 12/08/2010 09:39



Ben tu vois, j'ai projeté, comme on dit... Quelque chose comme ça.


Je réalise que je ne parviens plus du tout à m'intéresser à la politique, tout au moins française, et que je suis devenu insensible à ses grands discours.


C'est peut-être passager. Ce n'est pourtant pas, pour le coup, à mettre au crédit des affaires en cours, que je ne me donne pas la peine de suivre non plus, tant elles ne m'ont pas surpris, loin
de là.


C'est peut-être ça. Il y a "longtemps" que je ne suis pas surpris, et, effectivement, ce discours ici était peut-être la dernière chose qui m'ait unpeu "étonné", dans un sens heureux.



comprendre 27/08/2010 20:13



Je comprends parfaitement ce que tu écris, les "discours" politiques policés et insipides des grands élus sont dénués de tout intéret : ils sont tellement calibrés, préparés, coachés, encadrés,
qu'il n'y a plus rien de vrai, d'humain. Même eux, à force, ressemble à des machines dans une grande machine. La belle démocratie à visage humain :-/ Non, vraiment, il y a un truc qui ne va plus
dans notre République.



D&D 08/08/2010 02:59



Déjà branché sur 2012 ?


Serais-tu impatient que quelque chose "change" ?


Carpe Diem. Carpe Diem, encore une fois : profite bien de tes vacances ;-)



comprendre 08/08/2010 10:40



C'est marrant qu'à la lecture de cet article vous pensiez immédiatement à De Villepin par rapport à 2012. De mon côté, c'est surtout le texte qui m'intéresse, voire le fait historique qu'a
constitué ce discours, sans éprouver de passion particulière à l'égar de l'homme qui l'a prononcé. Cependant, je garde effectivement un oeil sur 2012, curieux de voir si ce que je ressens dans
l'opinion publique aura une traduction dans les urnes. Merci pour ton petit mot pour les vacances !



willycat 04/07/2010 19:32



Tout à fait vrai sur le fait qu'il ne s'est jamais soumis aux suffrages, ce serait fort d'être élu du premier coup.



comprendre 06/07/2010 22:12



Tu le disais, se faire élire sans parti, c'est mission impossible. 2012 risque d'être intéressante avec Villepin, Morin, et éventuellement Borloo dans la course (et le sillage de Sarkozy). Et
pourquoi pas Boutin et Villiers !



Cratès 04/07/2010 16:43



Personnage atypique que de Villepin. l'article wikipédia donne deux anecdotes sympathiques :


-Lycéen à Caracas, il est à quinze ans, en mai 68, le seul gréviste de son établissement.
-Le 14 février 2003, il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours qui lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte.


Incarnation d'une vieille tradition de serviteur de l'Etat, il n'a jamais été élu par le peuple (ce qui ne veut pas dire qu'il soit incapable ou illégitime), sa candidature à la présidence en
2012 en fait donc aussi un candidat atypique, mais une candidature difficile aussi en ces temps où les hommes politiques ne cessent de se décrédibiliser par leur diverses gabegies, leur mode de
vie "bling bling", tous bords confondus ! Villepin dénote dans ce bourbier ambiant. affaire à suivre !  



comprendre 06/07/2010 22:07



A suivre, oui, pourquoi pas. L'opposition à droite a son utilité Martine, si tu nous lis...



willycat 03/07/2010 15:40



oui nous verrons si son mouvement prend forme.