Déco...

Recherche

Lecture en cours

Lectures 2017

Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?
Guy de Maupassant - Yvette
Guy de Maupassant - Contes divers
Guy de Maupassant - Contes du jour et de la nuit
Hermann Hesse - Demian
Hermann Hesse -  Le loup des steppes
Comtesse de Ségur - Les malheurs de Sophie
Pierre Lemaître - La robe de marié
Eric Dupond-Moretti - Directs du droit

Dan Millman - Le guerrier pacifique
 

9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 09:43

 

Un peu de paresse de ma part, je vous l'accorde, puisque j'ai souhaité publié in extenso l'éditorial publié dans "Le Monde", édition du 09 et 10 octobre 2011. D'ailleurs, ce numéro est gratuit.

 

En commençant par une précision mentionnée à la fin de l'éditorial pour bien comprendre l'objectif de cette publication : "Il ne s'agit pas d'être intégriste ou radical, mais de susciter la réflexion pour inciter au changement d'habitudes.".

 

Un lien pour en savoir plus sur les défis "Dix jours sans écran".

Et une vision critique (du contenu) chez Cratès : télévision, publicité, décryptage.

 

 

Illustration : The Wall

 

 

-----

Edito publié dans le quotidien "Le Monde" des 09 et 10 octobre 2011

-----

 

 

Il y a des vérités qui dérangent tant elles remettent en cause nos habitudes de vie. " C'est scientifique : la télévision tue ". Ce titre choc à la " une " du Monde du 8 octobre interpelle et résonne avec le " Fumer tue " inscrit sur les paquets de cigarettes.

Néanmoins, il n'est que le reflet de la littérature scientifique consacrée aux effets du petit écran sur la santé. Obésité, maladies cardio-vasculaires, violence, hyperactivité, retard scolaire, voilà à quoi s'exposent enfants et adultes à force de trop regarder la télévision.

De nombreuses recherches ont été menées, et elles aboutissent toutes à la même conclusion : le petit écran nuit gravement à la santé physique et psychique. La dernière en date calcule même son impact sur l'espérance de vie. Parce qu'elle pousse à la sédentarité, à la prise alimentaire, parce qu'elle perturbe le comportement et le sommeil des enfants, l'utilisation de la télé est devenue insidieusement un enjeu de santé publique.

Faut-il la diaboliser ? Lancer une grande campagne de sensibilisation et de prévention auprès des familles et dans les écoles ? Incruster un message sanitaire du type " A consommer avec modération " avant chaque programme télévisé ? Et qu'est-ce qui est le plus grave : le temps passé ou le contenu de ce qui est visionné ? Selon l'étude Eurodata TV Worldwide-Médiamétrie publiée en septembre, la durée d'écoute ne cesse de progresser. Les Français passent désormais en moyenne 3 h 47 par jour devant leur télévision.

Jamais les enfants n'ont eu accès à un aussi grand nombre de chaînes à toute heure de la journée, jamais ils n'ont été aussi nombreux à disposer d'une télévision dans leur chambre. Les pouvoirs publics viennent de décider de limiter les frites et le ketchup sur les plateaux-repas des élèves, mais que font-ils pour éduquer les jeunes à l'image ?

Certains pédopsychiatres résument très bien la situation : " Les parents s'inquiètent plus de ce que leurs enfants mangent à la cantine que de ce qu'ils regardent sur le petit écran. " A eux de s'en occuper, pourrait-on alors rétorquer. Mais l'argument de la seule responsabilité parentale est un peu court pour appréhender un phénomène de société. L'écran et désormais les écrans ont envahi le quotidien familial. Qui s'en inquiète ?

Quelques écoles, au Canada et en France, ont mené une expérience inédite en proposant à leurs élèves de passer " Dix jours sans écran ". Résultat : la " désintoxication " n'a que du bon. L'atmosphère est plus paisible à la maison, l'humeur des enfants s'améliore, les disputes sont moins nombreuses. Depuis, certains parents ont décidé de ne plus regarder la télévision en mangeant, de jouer plus souvent à des jeux de société et de lire une histoire le soir à leurs enfants.

Il ne s'agit pas d'être intégriste ou radical, mais de susciter la réflexion pour inciter au changement d'habitudes. Car prenons garde au trop-plein de recommandations hygiénistes et à l'émergence d'une société anxiogène où tout devient dangereux et interdit. N'oublions pas que vivre, aussi, finit par tuer.

 

 

Publié par comprendre - dans Actualités
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:35

Documentaire la grotte des rêves perdus

La grotte de Chauvet, on en a parlé, et encore parlé. Donc on continue.

 

Le 31 août 2011 sortira en salle un long métrage intitulé la grotte des rêves perdus.

 

Réalisé par Werner Herzog, à qui l'on doit le célèbre "Aguirre, la colère de Dieu", ce documentaire sur la grotte de Chauvet sera projeté en 3D.

 

Plus d'infos ici.

Bande annonce

 

Publié par comprendre - dans Histoire
commenter cet article
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:12

 

pinball girl

 

C'est le 15 août. L'occasion de dire ce qu'a été l'année de lecture. Entre autre.

 

Pas mal de lectures historiques, dont deux biographies. Poursuite des Rougon-Macquart.

 

Pas de très grandes rencontres, tout en ayant apprécié les Zola et les princes du sang.

 

Beaucoup plus de lectures parallèles non référencées. Historiques celles-ci, encore. Beaucoup d'archéo, pas mal d'Antiquité.

 

Mésopotamie

 

Pas mal de ciné aussi.

 

Une arrivée. Et une nouvelle page à écrire en 3 ans.

 

Doudou25082010

 

Loiret 

 

Publié par comprendre - dans Divers
commenter cet article
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 22:31

 

 

Melancholia, c'est d'abord un mariage filmé caméra à l'épaule. La mariée est atteinte de la maladie du sommeil. Le marié ne porte pas de fixe-chaussettes.

 

Ensuite c'est une fin alternative d'Armaggedon.

 

Le tout sous benzodiazépine, avec de la musique très très fort et un montage à la hache.

 

Le film mérite certainement que vous vous fassiez votre propre opinion.

 

 

Publié par comprendre - dans Cinéma
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:45

On s'était parlé de l'amputation au néolithique. J'avais exprimé un point de vue :

 

On peut se demander si ces hommes n'avaient pas déjà expérimenté cette intervention chirurgicale sur leurs animaux d'élevage avant de la transposer dans de bonnes conditions à un patient humain. A titre personnel, je doute que cette réussite ne provienne que d'un acte chirurgical d'urgence très chanceux, ne serait-ce que parce ce que les méthodes pour stopper une hémorragie ou pour assurer une complète asepsie pendant et après l'intervention sont des techniques médicales complexes qui ne sont pas innées. D'où cette interrogation sur une mise en pratique préalable...

 

La mise en pratique préalable semble se confirmer : dans le cahier "Sciences et vie" n° 121, page 9, il est indiqué que deux chercheurs français ont avancé la thèse d'une expérimentation animale de la trépanation à partir de l'étude d'un crâne de bovin trouvé dans le marais poitevin.


Crâne de bovin trépané

 

Le crâne de bovin, vieux d'un peu plus de 5 000 ans, présente un orifice au-dessus de l'orbite droite. Passé au microscope électronique à balayage, le crâne révèle des stries faites par un outil en pierre, marques tout à fait semblables à celles observées sur les crânes humains ayant fait l'objet de trépanations au néolithique.

 

Les chercheurs ont exclu la possibilité que le "trou" dans le crâne de bovin soit la conséquence d'un coup de corne ou d'un traumatisme similaire car la boîte crânienne n'est pas enfoncée. De plus, ils ont écarté l'hypothèse d'une pratique vétérinaire courante car les crânes trépanés d'animaux sont extrêmement rares. C'est pourquoi ces deux chercheurs avancent la théorie d'une expérimentation animale.

 

Ce bovin aurait donc été trépané, il y a plus de 5 000 ans, dans une démarche de médecine expérimentale.

 

Cela semble confirmer mon sentiment d'une mise en pratique préalable. Avançons d'un pas supplémentaire : je crois que ces connaissances chirurgicales (trépanations, amputations...) ont certainement dû se transmettre d'un groupe à l'autre sinon elles ne se seraient pas perpétuées dans le temps. La transmission a pu se faire par contact direct entre les populations ou, plus improbablement, par le biais de praticiens itinérants. Il est donc possible que ce que nous prenons pour des traces d'expérimentation animale ne soient, en réalité, qu'une mise en pratique démonstrative, comme cela se fera des milliers d'années plus tard. Expérimentation ou démonstration ne sont pas exclusives l'une de l'autre, mais il convient de ne pas oublier cette possibilité.


Publié par comprendre - dans Histoire
commenter cet article