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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:58

 

 

Dominique de Villepin,

représentant de la France au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, à Washington, le 14 février 2002

 

 

Monsieur le Président, 

 

A ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l'incompréhension, de la suspicion ou de la peur.

 

Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur.

 

Je vous remercie Monsieur le Président.

 

 

Applaudissements.

 


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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 12:00


pilon



"Jacques Cartier rencontre alors Domagaya, le fils du chef amérindien de Stadaconé (Québec), affecté une semaine plus tôt d'un mal semblable (scorbut), et qui paraît guéri. Cartier, qui ne souhaite pas dévoiler la vulnérabilité de sa troupe, prétexte la maladie de son serviteur pour s'enquérir du remède utilisé par Domagaya. L'amérindien lui indique un arbre dont les feuilles et l'écorce, pilées et bouillies, permettent une guérison rapide. En six jours, le savoir-faire amérindien guérit totalement les membres de l'équipage, même ceux atteints de vérole depuis plusieurs années".

 


Jacques Mathieu, extrait de "A la recherche de l'arbre de vie"

article publié dans le mensuel "L'Histoire" n°352, p.28-29



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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:00


Et si nous compilions une liste des livres que nous estimons incontournables dans une bibliothèque ?


Partons du principe que nous limiterons notre liste à des livres accessibles à tous.


Allez, je pose la première pierre :


---

 

candide

 

Voltaire - Candide ou l'optimiste



Parce qu'il faut bien commencer avec un roman initiatique pour éveiller la conscience des jeunes lecteurs.



"L'humanité tout entière serait-elle donc foncièrement mauvaise ? Candide s'étonne, s'offusque, se lamente... et peu à peu se résigne. La verve et l'ironie voltairiennes font merveille : voici un conte à la fois grave et cocasse, qui soulève avec légèreté des questions philosophiques fondamentales. "

 


 

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Le petit prince 

 

 

 Antoine de Saint-Exupéry - Le petit prince

 

 

 

Un peu de poésie, sur proposition de Loup Blanc.

 

 


  " - Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "

 

 

 

 

 

 

 

 

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Herbert - Dune

 

   Frank Herbert - Dune

 

 

 

 

Une pièce majeure de la science fiction, sur proposition de cybione.

 

 

 

 

" Tenter de comprendre Muad'Dib sans comprendre ses ennemis mortels, les Harkonnens, c'est tenter de voir la Vérité sans connaître le Mensonge. C'est tenter de voir la Lumière sans connaître les Ténèbres. Cela ne peut être. "

 

 

 

 

 

 

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Suivant ?

20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 03:00

 

Question bête : quelle est l'origine du nom "eau de javel" ?

 

L'hypochlorite de sodium, initialement de potassium, que l'on utilise pour l'entretien ménager sous le nom d'eau de javel, a été mise au point à la fin du XVIIIe siècle par Charles Louis Berthollet, un français naturalisé en 1778, qui a découvert les propriétés blanchissantes de la solution.

 

Cette solution a été produite de manière industrielle à la manufacture pour les Acides & Sels Minéraux, fondée en 1777 par le Duc d'Artois (frère de Louis XVI, et qui devint Charles X en 1825), à partir de 1884 (ou 1886). La manufacture avait été implantée "près du moulin de Javelle", moulin qui finalement donna son nom au lieu-dit Javel. La solution blanchissante, produite à Javel, prendra le nom d'eau... de Javel !

 

Les bords de Seine à Javel(le)

Les bords de Seine à Javel(le) - Source : fonds numérique de la BNF

 

Javel était situé "à une petite lieue de Paris, du côté de la plaine de Grenelle" ("Le moulin de Javel", comédie en un acte, citée par Charles Barthélémy dans "La Bourgeoisie et le paysan sur le théâtre au XVIIe siècle. La comédie de Dancourt, 1685-1714, étude historique et anecdotique", 1882, lien ci-après), petit port et garage à bateaux, bac de passage, témoin du travail des lavandières (qui lavent le linge dans la Seine). Comme nous l'avons dit, ce lieu-dit doit son nom à un moulin à vent qui portait le nom de "moulin de Javel". Situé sur une île, le moulin n'a été rattaché à la terre ferme qu'au XVIIIe siècle, au débouché de l'actuelle rue Leblanc dans le 15e arrondissement de Paris. 

 

L'origine du nom "Javel" est improbable : il apparaît cependant que la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont possédait au XIIe siècle des prés "de ces côtés-là [...] dans un canton appelé Javet". Ce nom de Javet a peut être progressivement était corrompu en Javel(lle) ? Plusieurs actes domaniaux semblent confirmer l'hypothèse puisqu'ils attestent l'existence d'un lieu dit "Javetz" (à rapprocher de Javet, précédemment cité) jusqu'au milieu du XVIIe siècle. La première mention du moulin "de Javel" apparaît en 1658, mais je confirme bien que le moulin existe depuis bien plus longtemps (sans qu'il n'ait, d'ailleurs, forcément eu de nom auparavant).

 

Le port de Javelle au milieu du XIXe

Le port de Javelle au milieu du XIXe

Source : anonyme, image reproduite depuis un forum relatif aux usines Citroën

 

Le quartier du moulin de Javelle (orthographe initiale) jouit d'une tradition galante, pour ne pas dire libertine, au minimum depuis le XVIIe siècle : les rencontres nocturnes, discrètes, souvent extra-conjugales, des hommes et femmes du monde se font à Javelle. "Le moulin de Javel était devenu célèbre par les circonstances de l'enlèvement d'une jeune mariée : soixante mousquetaires masqués avaient eu l'audace d'attaquer les gens de la noce, d'arracher une jeune femme à son mari et de la jeter dans une chaise de poste. Par bonheur ou par malheur pour la mariée, des ouvriers et des pêcheurs vinrent au secours d'une vierge, et lui rendirent son bouquet de fleurs d'orangers, après avoir bâtonné les mousquetaires." Louis Lurine,  "Histoire secrète de la police ancienne et moderne", tome II, 1847.

 

Une guinguette s'installe dans son immédiat voisinage. Elle devient rapidement célèbre et fréquentée. On s'y encanaille, on y boit du vin de Suresnes à 3 sols la pinte et y mange des matelotes. La guinguette disparaît peu à peu et cesse d'exister peu avant l'implantation de la manufacture fondée par le Duc d'Artois. 

 

le moulin de javelle en 1780

Le moulin de Javel en 1780 (ce qui est illogique puisque le moulin est supposé disparu aux alentours de 1771)

Source : anonyme, image reproduite depuis un forum sur les usines Citroën

 

On signalera qu'une pièce en un acte a été écrite en 1696 et jouée au Théâtre Français sous le nom de "Le moulin de Javel" (texte disponible dans les fonds numériques de la bibliothèque nationale de France).

 

On perd trace du moulin aux alentours de 1771. Depuis rattaché à la ville de Paris, au XVe arrondissement plus précisément, le quartier de Javel a connu une forte expansion industrielle puisqu'après avoir hébergé la manufacture qui produisait l'eau de javel, contribué aux essais aéronautiques du Comte d'Artois, le quartier a accueilli les usines Citroën (sur le quai de Javel, actuel quai André Citroën).

 

Le Conseil du XVe arrondissement de Paris, par une délibération du 02 juin 2003, a dénommé "Place du moulin de Javel" une petite place située dans le quartier où se dressait encore, il y a 250 ans, ce moulin à vent devenu indirectement célèbre.

 

Vue aérienne de la place du moulin de Javel, XVe arrondissement de Paris

Vue aérienne de la place du moulin de Javel, XVe arrondissement de Paris

Source : capture d'écran depuis mappy.fr

 


MAJ - Une question dans les commentaires :


Existe-t-il un rapport entre le moulin de javelle et les javelles des paysans ? (merci cybione)


Merci de cette très pertinente question qui, en fait, rejoint un point précis de l'histoire de Javel / Javelle que j'ai préféré laisser de côté (par choix). Comme l'indique l'article, le lieu-dit s'est appelé Javet et /ou Javetz jusqu'au XVIIe siècle. Il s'est écrit que l'origine de ce nom serait gabalos, nom gaulois signifiant "prise par poignées". Javel pourrait ainsi être un dérivé de gabalos (ou de gabella en latin), du fait que l'on récoltait "par poignées" des plantes (roseaux ?) sur cette rive fertile de la Seine. Javel serait, dans cette approche, le dérivé d'un nom toponymique désignant ce lieu. Evidemment, pas de confirmation matérielle de l'hypothèse, les témoignages gaulois sont assez rares ;) Et pour boucler avec ton interrogation, les javelles paysannes sont évidemment, elles, pour le coup, directement liées à la poignée gauloise. Donc peut être que Javel et les javelles ont la même origine étymologique, mais ça, je crains que nous puissions jamais le confirmer.


Pour en savoir plus :

 

Histoire de l'eau de javel

 

Délibération du Conseil du VXe arrondissement, 02 juin 2003, (*.pdf) "Attribution de la dénomination « place du Moulin de Javel » à la place provisoirement dénommée CL/15 située dans le xvème arrondissement"

 

Michel Périn : "Le moulin, la guinguette et la manufacture de Javel", article publié dans le bulletin n°21 de la Société historique et archéologique du XVe arrondissement de Paris, printemps 2003.



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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:06


Allons-y avec joie : parlons de Lady Gaga.


Qu'est-ce que nous en savons ? Pas grand chose pour ma part, si ce n'est l'excellent délire observé dans un épisode (très sympa) de South Park.


Pour le grand public, un (ou plus ?) album très commercial et apprécié.


On pourrait en conclure que c'est une chanteuse très tendance et destinée à être oubliée rapidement ? Sûrement... mais quand même, finalement, là, je vois une très belle artiste :



Alors, encore une fois, attention aux  apparences et à ne pas trop vite vouloir hurler avec les loups.


Publié par comprendre - dans Musique
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