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Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 01:05


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Une étude, parue dans la revue scientifique PLOS One de novembre, démontre que, chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée. Ce gâchis entraîne la dilapidation d'un quart de l'eau douce consommée annuellement dans le pays (utilisée pour produire ces aliments) et de l'équivalent en énergie de 300 millions de barils de pétrole par an.


La suite : "Pourquoi le monde gaspille autant de nourriture" par Gaëlle Dupont.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 04:48
Franck Donnie Darko Rabbit

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 21:38

Entraînant, n'est-ce pas ?

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 22:00
Transition !

D'autres que nous s'interrogent sur leur identité nationale, comme quoi le sujet n'est pas uniquement français. Mais qui en doutait ?

Prenons l'exemple des Russes.

L'extrême-droite et la xénophobie sont très présentes en Russie. Au risque de choquer, je crois que c'est normal.

Explication : les Russes ont été dépossédés de leur histoire par des dictatures successives (multiformes). Le peuple russe (et au-delà de lui, la "reconstruction" de son identité) doit digérer les phases sombres de son histoire avant de pouvoir s'élancer vers son futur. Or, cette dynamique de réappropriation populaire est entravée tant par la main mise de l'oligarchie politique et économique russes que par le réel historique (globalisation, pour faire simple).

Cette situation (en résumé : la transition historique "entravée") porte en elle les germes d'un rejet, d'un repli sur soi pour permettre de se reconstituer, de se réidentifier et de définir ses marques. Ici naissent les tentations de retour en arrière (la nostalgie de l'ère soviétique, où la nation était personnifiée par le bolchévisme) ou, tout aussi inquiétant, le rejet global de la société moderne : rejet de l'étranger, rejet de la culture occidentale (car dominante ou parce que niant l'autre ?), rejet des cadres institutionnels, politiques, culturels ou économiques modernes.

Illustrons, voulez-vous ? Je vous présente un groupe russe néo-nazi, M8L8TH. Voyez donc le clip musical que je vous soumets : les images utilisées font référence à une bataille des Russes contre une invasion des chevaliers Teutons. Quoi de plus "structurant" pour une nation que de devoir faire face à un danger extérieur qui cherche à soumettre, voire à détruire, le peuple implanté sur le territoire à conquérir. Et bien, le groupe M8L8TH utilise, en référence, ce combat et glorifie l'identité russe... contre l'extérieur (comme nous l'avons fait, nous aussi, pour l'histoire française : Alésia, Poitiers, Valmy, Verdun). On pourrait donc s'en arrêter là, le nationalisme, mais ce serait oublier que le groupe va bien plus loin et s'affiche clairement néo-nazi. De l'identité à la race ? Et oui, c'est le risque. D'où l'intérêt d'en discuter !

M8L8TH - Родный Мой Край

Je vous laisse à vos réflexions mais, pour nous limiter à une approche musicale, il me faut reconnaître que le style musical pratiqué, que l'on désigne sous le terme de NSBM (National Socialist Black Metal), fait émerger de très très bonnes productions, qui renouent avec le true black metal, en le teintant légèrement de paganisme. On citera pour illustration les allemands de Nargaroth (grosse claque, en son temps, avec l'album "black metal ist krieg"), les ukrainiens de Nokturnal Mortum, les russes de Temnozor ou les ukrainiens de Drudkh (excellents !).

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 21:47

Eric Besson, ministre français en exercice, a proposé, ce dimanche 25 octobre 2009, qu'un grand débat soit engagé dans notre pays sur le thème de l'identité nationale.

Eric Besson identité nationale"J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs
de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui
"

Le concert des récriminations n'a pas mis longtemps a se faire entendre : manipulation politique à quelques mois des régionales, droitisation du discours, le front national est à l'orée du bois...

Peut être qu'il y a quelques visées politiques derrière le *timing* d'introduction de ce débat, j'en conviens, néanmoins, je voulais écrire aujourd'hui que ce débat ne me semble pas du tout déplacé.

Ces thèmes, relatifs à la nation, n'appartiennent pas à l'extrême droite française. Pour être correct, ces thèmes ont été "abandonnés" à l'extrême droite pendant 20 ou 25 ans et, désormais, leur évocation fait naître un doute "habituel". Désolé, mais il va falloir abandonner le réflexe pavlovien : les républicains, de droite comme de gauche, abordent désormais de face des thèmes tels que l'immigration, l'identité française, la souveraineté nationale. Et c'est tant mieux !

Le cadre étant posé ("le thème n'est pas déplacé"), nous pouvons désormais évoquer quelques points qui font, à mon sens, l'intérêt de s'interroger sur la nation française.

L'évoquer, c'est déjà rappeler qu'elle existe : dans un contexte d'internationalisation, se rappeler qu'il  existe encore une langue, une culture et une histoire qui nous "regroupent" n'est pas totalement inutile. Ce qui est inquiétant, c'est le délitement de ce lien, progressif, qui fait de notre société une juxtaposition au détriment d'une unité. On parle "couramment" de communautarisme, je n'aime pas trop ce nom car il pose la focale sur l'individu (certes, communautarisé) bien plus sur le le groupe qui doit normalement le transcender. Les fondamentalistes religieux l'ont bien compris, eux, qu'ils ont tout intérêt à créer du "lien", de l'identité collective. A nous de nous rappeler qu'il existe aussi un pacte républicain (un contrat social dirait l'autre) du côté de la liberté.

Les contextes de crise sont propices à l'opposition : riches et pauvres, banquiers et "autres", public et privé, patrons et salariés, politiques et médias, producteurs et commerçants, citoyens et pouvoir, français et immigrés... Les éléments de désunion sont déjà légion, les éléments d'union sont peu ou pas connus (ou pas ou peu efficaces), il est évident que rajouter un contexte économique difficile aurait tendance à favoriser l'individualisme. Parler de nation, c'est rappeler le collectif.

La population est vieillissante, à quoi ressemblera la France de demain : pays de compétitivité ou territoire de traditions ? Nous sommes à la croisée des chemins, la société accompagne le vieillissement de nos baby boomers. L'Etat se réforme, mais, plus profondément, c'est la société elle-même qui se réforme dans son sillage. Bref, que ferons-nous demain, comment et avec qui (mobilité due à l'emploi) ?

Et puis, le choc des civilisations, alors, on y est... ou pas ?

Et si dans le prolongement de ces discussions on pouvait en profiter pour nous interroger un peu sur le fonctionnement de nos institutions...

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