Déco...

Recherche

Lecture en cours

Lectures 2017

Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?
Guy de Maupassant - Yvette
Guy de Maupassant - Contes divers
Guy de Maupassant - Contes du jour et de la nuit
Hermann Hesse - Demian
Hermann Hesse -  Le loup des steppes
Comtesse de Ségur - Les malheurs de Sophie

23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:58


Crédits photographiques : Russel A. Daniels pour Asssociated Press

Publié par comprendre - dans Divers
commenter cet article
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 18:28

Aujourd'hui, on en a entendu parler : le vote de la loi "HADOPI" a été repoussé à septembre.

Vous avez un peu "laché l'affaire" ? HADOPI 2, c'est quoi ?

On va déjà démarrer par du neuf, un article publié sur le site de télérama qui résume un peu là où en est :

Pour HADOPI 2, il est urgent d'attendre... septembre

Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a annoncé peu après le début de la session, qu'un vote solennel aurait finalement lieu le 14 septembre prochain. La majorité choisit donc de ne pas passer en force, en n'utilisant pas, par exemple, l'article 49-3. Pour le député communiste Jean-Pierre Brard, elle « se donne plus de deux mois » pour convaincre ses troupes de voter un texte critiqué même dans son camp. Ce report est surtout une manière de ne pas prendre part à la course contre la montre lancée par la gauche.

Ouf, on a donc jusqu'au 14 septembre 2009 pour bien comprendre ce qui se passe du côté du Parlement.

Pour aller un peu plus loin, je vous propose d'écouter, demain soir (mercredi 22 juillet 2009, disponible ensuite à l'écoute pendant 7 jours sur le site) sur France Inter, l'émission "Le téléphone sonne" qui sera consacrée à HADOPI 2.

Et pour les nouveaux lecteurs (1), vous pouvez trouver deux articles à moi sur ce blog en cliquant sur ce lien ou en cliquant sur cet autre lien.


(1) : à ce propos, pensez donc à vous abonner au flux RSS de ce blog, ou à le mettre dans vos favoris voire, encore mieux, le mettre en page de démarrage de votre explorateur !

Publié par comprendre - dans Actualités
commenter cet article
18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 07:00

Le dernier article semble vous avoir titillés car je reçois des centaines de méls par jour pour me demander des explications sur les perles portées par le mannequin photographiée, me demander si je possède des photographies des perles sans le mannequin, me demander si j'ai d'autres photos sexy avec des colliers de perles...

Bref, les pervers fétichistes de la perle ont trouvé leur lieu de rencontre : le blog de comprendre !

En pleine crise, ce blog les accueille donc avec plaisir et ira même jusqu'à leur proposer, aujourd'hui, un peu de culture sur le thème de la perle. De la culture perlière en quelque sorte (Jean Roucas est une source majeure d'inspiration pour moi, si si).

Je vous propose donc d'aller écouter sur le site de France Inter l'émission "2000 ans d'Histoire" consacrée  aux perles, écoute possible jusqu'au 1er août 2009.

Petit bonus : lors de l'émission, Michèle Heuzé nous raconte comment Cléopâtre, engagée dans un pari avec Antoine, fit dissoudre une perle énorme dans du vinaigre avant de l'avaler. Voici le texte, écrit par Pline l'Ancien dans l'Histoire naturelle, qui sert de référence à cette histoire  :

Chaque jour Antoine se rassasiait de repas splendides; elle, avec l'orgueil et le faste dédaigneux d'une courtisane royale, rabaissait toute la somptuosité, tout l'appareil de ces festins. Antoine demanda ce qu'on pourrait ajouter à tant de magnificence : elle répondit qu'en un seul repas elle dépenserait 10 millions de sesterces. Antoine désirait apprendre comment, bien qu'il crût la chose impossible : on paria. Le lendemain, jour où devait se vider l'affaire, elle fit servir un repas magnifique, sans doute pour que la journée ne fût pas perdue, mais qui ne valait pas mieux que les repas ordinaires d'Antoine. Celui-ci plaisante, et demande le compte. Cléopâtre répond que ce n'est qu'un accessoire; elle ajoute que le repas coûtera le prix fixé, et que seule elle mangera les 10 millions de sesterces. Elle fait apporter le second service. Ses serviteurs, qui étaient dans le secret, ne placent devant elle qu'un vase plein de vinaigre, liquide dont la force dissolvante fond les perles. Elle portait en ce moment ces deux perles, chef-d'œuvre singulier de la nature, et véritablement sans pareil. Antoine examinait ce qu'elle allait faire : la reine en ôte une, la jette dans le vinaigre, la fait foudre, et l'avale. L. Plancus, juge du pari, mit la main sur l'autre au moment où elle se préparait à la dissoudre de la même façon, et déclara Antoine vaincu; présage que l'événement confirma. L'autre perle n'a pas une réputation moindre. Après la prise de cette reine, qui avait gagné un aussi grand pari, elle fut sciée en deux ; et de la moitié de leur souper on fit deux pendants d'oreilles pour la statue de Vénus dans le Panthéon, à Borne.


Publié par comprendre - dans Histoire
commenter cet article
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:45

Le directeur marketing de ce blog m'a appelé sur mon lieu de vacances (et cela lui a coûté sa place) car la journée du 15 juillet 2009 s'annonce catastrophique en terme de visites.

Le plan de relance du blog de comprendre a prévu une solution si cette situation devait survenir : la diffusion de photos érotiques.

Donc, la rédaction du blog de comprendre a le plaisir de vous présenter miss "relance" du 15 juillet 2009

portia allen 3"Je suis abonnée au flux RSS du blog de comprendre et ça ma plait"
.

Mots clés : aucun

Publié par comprendre - dans Divers
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 22:00

Au détour d'un commentaire dans le prolongement de l'article consacré aux vieux, un courageux sociologue des temps modernes est venu nous dire un gros mot : "jeunisme". Alors, jeunisme, c'est quoi ?

On reconnait, dans ce nom, que l'on veut nous parler d'âge : un "jeune" est une personne qui n'est pas encore très avancée en âge, qui est au début de son existence. Un enfant est donc un jeune, un adolescent est un jeune, un jeune homme ou une jeune fille est un jeune. Un adulte est déjà moins jeune. Un vieux n'est plus jeune.

Dans ce que l'on peut qualifier des âges de la vie, la période "jeune" est supposée être celle de la promesse, les années à vivre sont nombreuses, le corps est robuste et l'esprit vif.


Le jeunisme, c'est, d'une part, l'idéalisation de la jeunesse et, d'autre part, le fait de faire prédominer cette classe d'âge sur les autres âges de la vie.

Notre société moderne (occidentale et "industrielle") aime les jeunes. Elle les aime d'ailleurs peut être un peu trop et on lui reproche de plus en plus son jeunisme. Les médias aiment nous montrer des visages jeunes, des corps jeunes, des histoires de jeunes, des réussites de jeunes. L'étalon marketing est le jeune, de préférence beau et athlétique : il fait vendre, probablement par un effet d'identification, respire la santé et porte en lui un espoir en l'avenir. Le vieux, lui, est plutôt synonyme de faiblesse (du corps, de l'esprit), il est supposé ne plus faire grand chose (immobilisme) et n'ouvre pas de perspectives d'avenir : en un mot, il est "le passé". Or, dans une société moderne, en perpétuelle mutation, où l'image fait loi, où la consommation est le maître mot, ce "vieux" là ne passe pas. Et ce "vieux" là disparait silencieusement du paysage.

Constatons le jeunisme : à la télévision, combien de présentateurs "séniors" ? Assez peu. Dans une entreprise, un commercial sera d'autant plus apprécié s'il est jeune et ambitieux. L'ancien, lui, on lui suggérera peut être de prendre un peu de recul. Les dépenses publiques sont plus orientées sur les équipements à destination des jeunes (aires de jeux, peri/extra scolaires...) que sur les équipements pour le troisième âge (là aussi, logique de rentabilité économique).

Le vieux devient intéressant, notamment en terme d'image, lorsqu'il fait en sorte de ressembler aux jeunes : s'il boit du pepsi et fait du surf on en fait une pub, s'il se fait tirer la peau (pour ressembler à un chat) et fait disparaître de son corps tout ce qui rappelle l'âge, on le met dans un film ou dans la télévision, s'il sourit et donne une image "rétro-classique dynamique" on le met dans une publicité.

Curieux paradoxe que celui d'une société qui vieillit mais qui ne laisse pas de place à ses vieux.

Tentative d'explication ? L'économie de marché a impulsé ses valeurs dans la société : la concurrence fait qu'il n'y a pas de place pour les faibles, pour les produits techniquement supplantés, pour ce qui n'inspire pas l'avenir. Ainsi, la transmission de l'expérience (qui prend du temps), le lien intergénérationnel (qui suppose une prise en charge, même minimale) ou les rites (qui supposent patience et constance) ont cédé leur place à l'individualisme flamboyant ("je" peux tout tout seul), l'instantanéité (hédonisme, sans réflexion morale) et l'utilitarisme (je ne fais que ce qui est bon pour moi).

Le jeune est l'avenir. Le vieux, beaucoup moins. Mais en sommes-nous bien sûrs ?
Publié par comprendre - dans Actualités
commenter cet article