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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 11:40
Thématique "Faits Divers" sur mon blog ces jours derniers... Poursuivons donc un peu !

A propos de la "Tueurie de Louveciennes" (78), connue aussi sous le nom de "Affaire Alexi", je vous signale l'émission "Rendez-vous avec X" diffusée le samedi 17 janvier 2009 sur ce thème et disponible à l'écoute pendant 30 jours sur le site internet de l'émission.


- Rendez-vous avec X - Émission diffusée sur France Inter tous les samedis

L'affaire Alexi - Diffusée sur France Inter le samedi 17 janvier 2009

- écouter l'émission pendant 30 jours -

On l’a appelé « l’affaire Alexi ». Un fait divers terrifiant : un sextuple assassinat dans une paisible villa de Louveciennes, banlieue parisienne paisible s’il en est ! Un massacre quasi-familial puisque quatre des victimes sont parentes. Mais c’est surtout le personnage du principal suspect qui provoque un choc : un adolescent aux joues rondes, un gamin trop sérieux qui affirme avoir tué avec le plus grand sang-froid son père, sa belle-mère, les père et mère de cette dernière et un couple d’amis qui séjournait dans la maison. Avec le plus grand sang-froid, oui… Sur les seize coups de feu tirés, une seule munition n’a pas atteint sa cible !…

L’adolescent, Alexi, avoue presque d’emblée être le sextuple meurtrier… L’affaire est donc entendue. La suite appartient aux experts et autres psychiatres qui devront essayer de comprendre. Et peut-être même expliquer cette folie meurtrière ! Oui, mais voilà, l’adolescent ne tarde pas à se rétracter. Et ce théâtre d’ombres s’écroule ! Apparaît alors un fond de décor qui n’est pas moins terrifiant : des hommes en noir ca-goulés qui menacent avant de disparaître dans la nuit à bord d’une puissante voiture sombre… Et un spectre qui surgit, celui de la mafia russe qui, en ces années 1990, élimine sans pitié tous ceux qui s’opposent à sa mainmise sur l’économie d’un empire à l’agonie…


Publié par comprendre - dans Faits divers
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 14:12

Un commentaire récent m'incite à référencer les émissions télévisées et radiophoniques traitant des (grands) faits divers. Cette liste est certainement incomplète, merci de rajouter vos informations en commentaires pour que je complète la liste.

Les Faits Divers à la télévision (magazines)

F2 - "Faites entrer l'accusé"
France 2 Faites entrer l'accusé
http://programmes.france2.fr/faites-entrer-laccuse/2980442-fr.php
Diffusion : le mardi vers 22h15
Rediffusion : le vendredi soir suivant vers 1h/2h


W9 - "Enquêtes criminelles : le magazine des faits divers"
W9 enquêtes criminelles
http://www.w9.fr/cms/display.jsp?id=p2_1006951
Diffusion : le mercredi à 20h45
Rediffusion : le lundi suivant vers 22h/23h

13e Rue - "Les faits Karl Zero"
13e rue les faits Karl Zero
http://www.13emerue.fr/minisites/les-faits-karl-zero-saison-2-sur-13emerue.htm
Diffusion : le vendredi vers 22h20
Rediffusion : plusieurs fois dans la semaine, dont le vendredi suivant à 19h30
Emission en cours visionnable sur le site internet de 13e rue


NT1 - "Affaires criminelles"
NT1 affaires criminelles
http://www.nt1.tv/guide-programmes/emission-Affaires-Criminelles-374.aspx
Diffusion : le samedi vers 22h20
Rediffusion : le mardi vers 12h ou vers 1h/2h le soir

F2 - "Faits divers, le mag"
Diffusion : le samedi vers 13h30
Rediffusion : le mardi soir suivant vers 1h/2h

Les Faits Divers à la radio

Europe 1 - "Café Crimes"
Europe 1 café crimes
http://www.europe1.fr/Radio/Emissions/Cafe-crimes-Jacques-PRADEL
Diffusion : du lundi au vendredi à 14h
Rediffusion : dans la nuit suivante à 3h
Podcasts / Streaming disponibles pendant 30 jours.


Publié par comprendre - dans Faits divers
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:04

My blog has something to tell you...

Twin peaks la dame à la bûcheLa dame à la bûche (Catherine E. Coulson) - Twin Peaks


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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 13:01

Souvenez-vous, en juillet 2007 puis en juillet 2008 je vous parlais de la disparition mystérieuse de Thierry SAMAN.

Mis en cause dans une tentative d'assassinat contre sa femme, Thierry SAMAN avait disparu dans des circonstances mystérieuses. Le contexte de la disparition ne présageait rien de bon...

Ce 10 janvier 2009, j'apprends dans la presse que les restes calcinés de Thierry SAMAN ont été retrouvés et formellement identifiés par l'ADN. Voici l'épilogue de l'affaire.

Tout commence par un "tuyau" livré à un juge d'instruction : il existe des carrières souterraines dans l'Oise, sur la commune de Saint-Leu d'Esserent. C'est là qu'il faut chercher.

Plus que d'anciennes carrières de calcaire, c'est un véritable gruyère parsemé de pierres et de carcasses métalliques que les enquêteurs ont dû fouiller. Il faut savoir que, durant la deuxième guerre mondiale, ces carrières avaient été utilisées par les Allemands comme lieu de fabrication de missiles V1. Il reste encore de nombreuses traces de cette utilisation.

Le 7 novembre 2008, les enquêteurs identifient la 205 rouge calcinée de Thierry SAMAN à 4 ou 5 kilomètres de profondeur, dans un lieu difficile d'accès. En fouillant sur internet, j'ai eu la surprise de découvrir la photographie d'une 205 calcinée prise dans les carrières en 2007 ou 2008. Peut-être s'agit-il du même véhicule ?

Photographie d'une 205 calcinéePhotographie d'une 205 calcinée - carrières de Saint-Leu d'Esserent
Source : http://grotteur60.skyrock.com


Dans le véhicule calciné, les enquêteurs découvrent les fragments d'un corps humain. Ces restes permettent d'établir que la victime a été tuée par balle puis calcinée dans le véhicule. Les recherches ADN révèlent avec certitude que la victime est bien Thierry SAMAN, le propriétaire du véhicule, disparu depuis le 16 janvier 2003.

Deux hommes ont été mis en examen pour ce meurtre, un troisième, qui semble lui aussi impliqué, s'est donné la mort en fin d'année 2008. Tous les trois sont connus comme appartenant au grand banditisme parisien. L'un des deux mis en examen connaît bien les carrières de Saint-Leu d'Esserent pour les avoir parcouru longuement dans sa jeunesse.

Voici que prend fin un mystère que je suis depuis quelques années. Thierry SAMAN est bien mort, probablement exécuté par la pègre qu'il cotoyait à l'occasion. Le procès de ses assassins nous en apprendra peut être un peu plus sur les circonstances exactes de son exécution ainsi que sur le mobile qui les a conduits à commettre ce meurtre.

Sources : GAUTIER LECARDONNEL dans "Le courrier picard", édition du 10 janvier 2009
 
 
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 14:14
Guy de Maupassant - "La folle"

Traduction / Übersetzung / Translation

Traduire cette page en allemand / Übersetzen diesen Text in Deutsch


La femme aliénée subit les affres de la guerre de 1870 (pour nos lecteurs étrangers, guerre ayant opposé les Français et les Prussiens) : veuvage, décès de ses enfants, désespoir et altération de ses facultés mentales consécutive à une grave dépression nerveuse. Elle baisse les bras face à cette vie. Dans une certaine mesure, son aliénation est signe d'un repli définitif sur elle, un refus de ce monde extérieur sauvage qui l'a brisée et lui a fait subir, en une dizaine d'années, les malheurs que d'autres connaissent au cours d'une vie entière.

Mathieu d'Endolin, le narrateur, est un spectateur de l'évènement mais devient acteur puisqu'il est le seul, du moins pourrait-on croire, à s'inquiéter du sort de cette pauvre femme. Le destin, cruel mais humain dans une certaine mesure, lui apportera le soulagement de son âme en répondant à ses interrogations.

Illustration - Monument aux morts de la commune de Gentioux (France - département de la Creuse)




À Robert de Bonnières.

Tenez, dit M. Mathieu d'Endolin, les bécasses me rappellent une bien sinistre anecdote de la guerre.

Vous connaissez ma propriété dans le faubourg de Cormeil.

Je l'habitais au moment de l'arrivée des Prussiens.

J'avais alors pour voisine une espèce de folle, dont l'esprit s'était égaré sous les coups du malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq ans, elle avait perdu, en un seul mois, son père, son mari et son enfant nouveau-né. Quand la mort est entrée une fois dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait la porte.

La pauvre jeune femme, foudroyée par le chagrin, prit le lit, délira pendant six semaines. Puis, une sorte de lassitude calme succédant à cette crise violente, elle resta sans mouvement, mangeant à peine, remuant seulement les yeux. Chaque fois qu'on voulait la faire lever, elle criait comme si on l'eût tuée. On la laissa donc toujours couchée, ne la tirant de ses draps que pour les soins de sa toilette et pour retourner ses matelas.

Une vieille bonne restait près d'elle, la faisant boire de temps en temps ou mâcher un peu de viande froide. Que se passait-il dans cette âme désespérée ? On ne le sut jamais ; car elle ne parla plus. Songeait-elle aux morts ? Rêvassait-elle tristement, sans souvenir précis ? Ou bien sa pensée anéantie restait-elle immobile comme de l'eau sans courant ?

Pendant quinze années, elle demeura ainsi fermée et inerte.

La guerre vint ; et, dans les premiers jours de décembre, les Prussiens pénétrèrent à Cormeil.

Je me rappelle cela comme d'hier. Il gelait à fendre les pierres ; et j'étais étendu moi-même dans un fauteuil, immobilisé par la goutte, quand j'entendis le battement lourd et rythmé de leurs pas. De ma fenêtre, je les vis passer.

Ils défilaient interminablement, tous pareils, avec ce mouvement de pantins qui leur est particulier. Puis les chefs distribuèrent leurs hommes aux habitants. J'en eus dix-sept. La voisine, la folle, en avait douze, dont un commandant, vrai soudard, violent, bourru.

Pendant les premiers jours, tout se passa normalement. On avait dit à l'officier d'à côté que la dame était malade ; et il ne s'en inquiéta guère. Mais bientôt cette femme qu'on ne voyait jamais l'irrita, il s'informa de la maladie ; on répondit que son hôtesse était couchée depuis quinze ans par suite d'un violent chagrin. Il n'en crut rien sans doute, et s'imagina que la pauvre insensée ne quittait pas son lit par fierté, pour ne pas voir les Prussiens, et ne leur point parler, et ne les point frôler.

Il exigea qu'elle le reçut ; on le fit entrer dans sa chambre.

Il demanda d'un ton brusque.

- Je vous prierai, Matame, de fous lever et de tescentre pour qu'on fous foie.

Elle tourna vers lui ses yeux vagues, ses yeux vides, et ne répondit pas.

Il reprit :

- Che ne tolérerai bas d'insolence. Si fous ne fous levez pas de ponne volonté, che trouverai pien un moyen de fous faire bromener toute seule.

Elle ne fit pas un geste, toujours immobile comme si elle ne l'eût pas vu.

Il rageait, prenant ce silence calme pour une marque de mépris suprême. Et il ajouta :

- Si vous n'êtes pas tescentue temain...

Puis, il sortit.

Le lendemain, la vieille bonne, éperdue, la voulut habiller ; mais la folle se mit à hurler en se débattant. L'officier monta bien vite ; et la servante, se jetant à ses genoux, cria :

- Elle ne veut pas, Monsieur, elle ne veut pas. Pardonnez-lui ; elle est si malheureuse.

Le soldat restait embarrassé, n'osant, malgré sa colère, la faire tirer du lit par ses hommes. Mais soudain il se mit à rire et donna des ordres en allemand.

Et bientôt on vit sortir un détachement qui soutenait un matelas comme on porte un blessé. Dans ce lit qu’on n’avait point défait, la folle, toujours silencieuse, restait tranquille, indifférente aux événements, tant qu’on la laissait couchée. Un homme par derrière portait un paquet de vêtements féminins.

Et l’officier prononça en se frottant les mains :

—- Nous ferrons pien si vous poufez bas vous hapiller toute seule et faire une bétite bromenate.

Puis on vit s’éloigner le cortège dans la direction de la forêt d’'Imauville.

Deux heures plus tard les soldats revinrent tout seuls.

On ne revit plus la folle. Qu’'en avaient-ils fait ? Où l’'avaient-ils portée ! On ne le sut jamais.

La neige tombait maintenant jour et nuit, ensevelissant la plaine et les bois sous un linceul de mousse glacée. Les loups venaient hurler jusqu'à nos portes.

La pensée de cette femme perdue me hantait ; et je fis plusieurs démarches auprès de l'autorité prussienne, afin d'obtenir des renseignements. Je faillis être fusillé.

Le printemps revint. L'armée d'occupation s'éloigna. La maison de ma voisine restait fermée ; l'herbe drue poussait dans les allées.

La vieille bonne était morte pendant l'hiver. Personne ne s'occupait plus de cette aventure ; moi seul y songeais sans cesse.

Qu'avaient-ils fait de cette femme ? s'était-elle enfuie à travers les bois ! L'avait-on recueillie quelque part, et gardée dans un hôpital sans pouvoir obtenir d'elle aucun renseignement. Rien ne venait alléger mes doutes ; mais, peu à peu, le temps apaisa le souci de mon coeœur.

Or, à l'automne suivant, les bécasses passèrent en masse ; et, comme ma goutte me laissait un peu de répit, je me traînai jusqu'à la forêt. J'avais déjà tué quatre ou cinq oiseaux à long bec, quand j'en abattis un qui disparut dans un fossé plein de branches. Je fus obligé d'y descendre pour y ramasser ma bête. Je la trouvai tombée auprès d'une tête de mort. Et brusquement le souvenir de la folle m'arriva dans la poitrine comme un coup de poing. Bien d'autres avaient expiré dans ces bois peut-être en cette année sinistre ; mais je ne sais pas pourquoi, j'étais sûr, sûr vous dis-je, que je rencontrais la tête de cette misérable maniaque.

Et soudain je compris, je devinai tout. Ils l'avaient abandonnée sur ce matelas, dans la forêt froide et déserte ; et, fidèle à son idée fixe, elle s'était laissée mourir sous l'épais et léger duvet des neiges et sans remuer le bras ou la jambe.

Puis les loups l'avaient dévorée. Et les oiseaux avaient fait leur nid avec la laine de son lit déchiré.

J'ai gardé ce triste ossement. Et je fais des vœoeux pour que nos fils ne voient plus jamais de guerre.

5 décembre 1882



Citations :

"Quand la mort est entrée une fois dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait la porte."

"Et je fais des vœoeux pour que nos fils ne voient plus jamais de guerre."

Sentinelle prussienneIllustration - Sentinelle prussienne dans une ville occupée
(Article initialement publié sur mon précédent blog le 10 décembre 2007)

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