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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 20:26



- Regarde le mont Fuji.
- Je ne serai jamais comme le mont Fuji.
- Au lieu de voulor être comme ci ou comme ça, transforme toi en un géant silencieux et immuable. Telle est la montagne. Ne perds pas ton temps à essayer d'impressionner les autres. Si tu deviens le genre d'homme que les gens peuvent respecter, ils te respecteront sans que tu aies à lever le petit doigt.



Publié par comprendre - dans Japon
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 18:21



- Tu peux regarder le Mont Fuji pendant que nous attendons le prochain bac. Savais-tu qu'on le voyait d'ici ?
- Et puis après, on le voyait aussi de Hotengahara.
- Oui, mais ici, il est différent.
- En quoi ?
- Le Fuji n'est jamais le même. Il varie d'un jour à l'autre, d'une heure à l'autre.
- Moi je le trouve toujours pareil.
- Tu te trompes. Il change... suivant l'heure, le temps qu'il fait, la saison, l'endroit d'où on le regarde. Il diffère aussi selon la personne qui le regarde, selon le coeur de cette personne.




Publié par comprendre - dans Japon
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 10:17

Samedi 04 octobre 2008 à 21h00 sur ARTE (qui diffuse souvent de bons reportages sur l'histoire le samedi en première partie de soirée) :


Les secrets du Parthénon
Le DVD de cette émission est en vente (26 €)

Arte revient sur l'histoire du Parthénon et démontre le chef d'oeuvre artistique et technologique que constituait cet édifice lors de sa construction il y a près de 2 500 ans.

Mise-à-jour : Un reportage de 80 minutes qui est dense en informations historiques et architecturales. Le titre se justifie, les secrets expliqués dans le reportage sont consistants. Par exemple, l'édifice n'est pas droit, les colonnes non plus, et ceci par choix des Athéniens. Le tout semble "droit" par des effets d'optique. On apprend aussi dans le reportage que les assemblages se gèrent parfois à des dixièmes de millimètres près. Mais le plus surprenant est que tout ceci a été construit en 8 ou 9 ans, un temps inouï compte tenu de la complexité architecturale et artistique du bâtiment. Le "plus" du reportage est d'expliquer comment la construction a pu être aussi rapide. C'était très instructif, pour ma part je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps.

Rediffusions : Dimanche 05/10 à 14h00 et Dimanche 12/10 à 01h30

Pour lire l'article et la critique de Télérama : "Les secrets du Parthénon"

Liens associés :
Le Parthénon sur wikipedia
L'Acropole sur insecula.com

Découvrir :
Le sculpteur grec Phidias
Les cariatides sont des statues de femmes servant de colonnes ou de supports (fontaines, plateaux...).

Publié par comprendre - dans Histoire
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 10:14

Disparitions d'enfants... Attention à la tentation de désigner des coupables !

En France, un enfant de 6 ans a disparu depuis 15 jours : contexte familial compliqué, vérités et contre-vérités sur le jour de la disparition, soupçons et accusations... Bilan, comme pour beaucoup d'autres affaires, l'opinion publique a désigné les parents comme coupables du meurtre et de la dissimulation du corps.

La tentation est grande de hurler avec les loups, de jeter l 'opprobe sur les parents et d'exiger d'eux la vérité, de "nous" rendre le corps du petit supplicié. D'ailleurs, jusqu'à quelles limites sommes nous prêts à aller pour obtenir d'eux des aveux ? Retour aux sombres heures de la question, de l'ordalie et autres révélateurs de vérités plus ou moins... vraies !

Peut-être que les parents sont véritablement coupables dans cette affaire, comme dans celle de "Maddie" la petite britannique qui a disparu au Portugal dans une situation quasi identique il y a un peu plus d'un an, mais c'est une des possibilités parmi des milliers d'autres ! Les apparences de vérité ne constituent pas la vérité. Souvenez-vous de Rashômon.

Les recherches sont interrompues : les services qui mènent les investigations n'ont rien en mains, n'accusent personne (voire disculpent), ne savent plus où aller. Comment le quidam moyen peut-il prétendre déternir la vérité selon sa simple impression, selon ce qu'il en lit dans les journaux ? C'est terrifiant ce manque de recul face à l'information, et ceci est démultiplié dès lors qu'il s'agit d'un enfant. Il y a quelques années, des magistrats dénonçaient même le fait que les viols commis sur les enfants étaient désormais plus lourdement sanctionnés que le meurtre.

Il est donc possible que l'enfant ait pris une place prépondérante dans notre société : avons-nous mauvaise conscience ? Soyons réalistes, qui voudrait avoir 5 ans dans le monde actuel ? Matraquage marketing permanent, culture kleenex, violences physiques et morales à chaque minute du jour, profond délitement des valeurs, destruction méthodique de l'environnement, marchandisation de la pauvreté (subprimes !) voire des hommes eux mêmes (esclavage moderne, exploitations sexuelles...).

Alors, dès que l'occasion se présente, on a envie de mettre un coup de barre "en faveur" des enfants, quelle que soit la vérité d'un dossier : on réclame la mort contre des personnes sans rien connaître des faits, juste parce que la décision serait exemplaire "si".

Voilà pourquoi j'avais envie, aujourd'hui, de dire "prudence", quelles que soient les vérités des affaires "Antoine d'Issoire" et "Maddie" : nous avons légitimement envie de connaître la vérité, mais il ne faut pas pour autant en "inventer" une pour pouvoir exiger des sanctions expiatoires du mal être de notre société.

Pour mémoire, un petit bout de l'article que j'avais publié sur mon ancien blog le 27 décembre 2007. Voir le film pour le dénoument de l'affaire :

Un cri dans la nuit Un cri dans la nuit (A cry in the dark), un film réalisé en 1988 par Fred Schepisi. L'histoire est relativement simple : un couple affirme que son bébé a été enlevé par un chien sauvage, un dingo, lors d'un barbecue nocturne dans l'Australie sauvage. Problème : personne ne les croit et la machine médiaco-judiciaire s'emballe contre eux.

Dans un sens, cette histoire me fait penser à celle des parents de Maddie McCann, la petite britannique qui a disparu en mai au Portugal, qui sont fortement suspectés d'avoir tué leur fille. Il existe beaucoup de similitudes entre les deux "affaires" (puisque un cri dans la nuit est inspiré d'une histoire vraie) : le couple est très croyant, il utilise les médias, les médias se retournent contre eux, l'opinion publique est partagée.

 

Publié par comprendre - dans Actualités
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:42

Comprendre, c'est assembler sous l'unité d'un sens, ça nous l'avons déjà dit.
Pour assigner un sens à une chose, il faut sélectionner cette chose, l'isoler de l'ensemble.

L'ensemble est un monstre que nous ne pouvons penser correctement. 



La perception, par exemple, est amalgamante : tout se mêle dans les informations que nous recevons, elles sont "brutes", se mélangent, se complexifient. Je regarde par ma fenêtre : le vois la lumière, le vent, les feuilles... A travers ces données, je connais l'heure de la journée, l'intensité du rayonnement solaire, le sens dans lequel souffle le vent, son effet régulateur sur la température, je perçois la saison à laquelle nous sommes. Mais également le temps qu'il fera dans les heures qui viennent, le nombres d'années dans lesquelles il faudra intervenir pour rénover les bâtiments... Rajoutons à ces seuls éléments visuels les informations perçues par l'ouïe ou par la peau : en un simple coup d'oeil de quelques secondes, ce sont plusieurs centaines d'informations qui m'ont été communiquées, plus ou moins consciemment.

Penser l'ensemble par "petits morceaux", en le simplifiant, est beaucoup plus réalisable. Descartes nous l'apprenait : pour surmonter une difficulté, il faut commencer par la décomposer. "[...]de diviser chacune des difficultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre". (Discours de la méthode).

Là où la question "Avez-vous vécu une enfance heureuse" ne pourra pas être pensée facilement, la décomposition de l'enfance en phases chronologiques et l'analyse objective de chacune de ces phases pourra permettre d'obtenir une réponse plus élaborée, plus juste, qu'une réponse directe.

Une fois que nous avons sélectionné ce qui nous importe d'examiner, il faut retirer tout ce qui y est subjectif, sensible, en un mot tout ce qui risque de nous parasiter lors de la réflexion. Le résultat s'appelle une abstraction : une chose isolée qui n'est pas déformée par les sens. C'est un bout de la réalité auquel nous aboutissons par une démarche strictement intellectuelle.

Ainsi, une décision qui apparaîtra comme bonne dans un contexte donné se révélera catastrophique une fois analysée abstraitement :
quel intérêt à exposer ses hommes en les faisant pourchasser une poignée de fuyards ? Pourquoi retarder une échéance qui ne peut qu'intervenir ? Pourquoi se maintenir dans une situation qui ne génère que des effets négatifs à moyen terme ?

L'abstraction, de par la simplification qu'elle introduit, permet de réappréhender logiquement un ensemble, ce qui est plus difficile à réaliser quand on perçoit les faits dans leur complexité, dans leur globalité.


A réfléchir également : l'abstraction permet de passer d'une logique d'évènements (un fait, une chose, un sentiment) à une logique de relations (une cause, une conséquence, un résultat). L'abstraction permet d'articuler les évènements entre eux, leur donnant ainsi un relief là où leur simple perception les réduit à une énumération ou une description.

Publié par comprendre - dans Philosophie
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