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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 16:30

Tout chaud sorti en vente :

 

Fouilles et découvertes en Ile-de-France

Collection Fouilles et découvertes – 144 pages – 17,01 €

 

Sous la direction de Richard Cottiaux (INRAP) et Séverine Hurard (INRAP).

 

Publié par comprendre - dans Histoire
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 21:25

 

Comme nous le fîmes il y a quelques mois pour le livre Narcisse et Goldmund, D&D et moi avons souhaité engager un échange littéraire sur un livre dont nous assurerons une lecture parallèle. Notre choix s'est porté sur le roman Suite(s) impériale(s) de l'écrivain américain Bret Easton Ellis.

 

Le livre utilisé pour le défi lecture

Suite(s) impériale(s)

Livre broché, Edition Robert Laffont, collection Pavillons

 

Approche de comprendre : le roman Suite(s) impériale(s) est présenté comme la suite du roman Moins que zéro qui a fait connaître Bret Easton Ellis (généralement surnommé "BEE") à travers le monde. De BEE, j'ai lu plusieurs ouvrages avec un enthousiasme inégal : très surpris et bien accroché par Lunar Park, accroché par American psycho, mitigé sur Glamorama. Avant de démarrer Suite(s) impériale(s), j'ai souhaité lire Moins que zéro, d'autant plus que D&D a déjà lu ce premier roman de la duologie ; je suis donc actuellement engagé dans cette lecture (au 2/3 du livre). A ce stade, je dois dire que mon opinion est plutôt mitigée.. Et ma conclusion est effectivement mitigée, on en reparlera.

 

Démarrage du livre Suite(s) Impériale(s), D&D écrivait :

 

D&D - L'ouverture du livre me séduit immédiatement : l'intégration directe du livre Moins que zéro dans les premières pages est déjà un bon petit terrain de jeu en soi, d'autant plus jouissif pour moi que ça passe assez vite. Je suis curieux de voir si BEE y reviendra mais ça ne me semble pas indispensable.

 

"Il y avait vraiment eu une projection d'un snuff film dans cette chambre de Malibu, [...] ma petite amie avait bien écrasé un coyote au-dessous de Mulholland, [...] une fille de douze ans avait bien été victime d'un viol collectif" (p. 11)

 

Outre les enjeux littéraires réalité/fiction que ça trimballe et qui restitue d'emblée ce livre dans la continuité de la recherche que laissait exploser Lunar Park, la manière dont le personnage de Clay est ainsi (ré)activé me semble passionnément contemporaine : vivre avec sa vie totalement exposée, cette exposition elle-même relevant d'une zone où réalité et fiction s'interpénètrent d'une manière qui n'appartient plus strictement à une seule personne/un seul auteur.

 

"C'était simplement quelqu'un qui flottait au milieu de nos vies et n'avait pas l'air gêné par sa perception stéréotypée de chacun de nous ou par le fait qu'il dévoilait nos échecs les plus secrets au monde entier, préférant glorifier l'indifférence juvénile, le nihilisme rutilant, donner l'éclat du glamour à toute l'horreur du truc" (p. 14)

 

comprendre - J'ai également apprécié cette réactivation de Clay pour nous raconter que ce qu'il a vécu a donné lieu à la production de romans... romans rappelant eux mêmes les productions de BEE. Clay se retrouve d'autant plus "broyé" dans cette nouvelle perspective qu'il devient définitivement un spectateur de "l'horreur", stupide personnage de fiction servant de faire-valoir à l'expression de la perception (stéréotypée) de BEE quant à une jeunesse désenchantée, nihiliste, désoeuvrée, expression dans laquelle BEE nous laisse également entendre qu'il règle des comptes personnels, notamment sentimentaux. Où se situe la vérité ou la fiction, on s'en moque un peu, l'exercice est plaisant.

 

D&D -  Je t'avoue que je sens un petit décrochage à cause de la langue, donc je pense que je jetterai aussi un oeil sur le texte en VO. J'ai le sentiment que c'est particulièrement compliqué de traduire BEE, tant il y a aussi un rapport étroit chez lui à la concision dont l'anglais est capable, et avec laquelle le français patine pas mal. Mais bon, on a quand même l'air loin de la cata qu'était la traduction de The Informers (c'est-à-dire que pour que moi-même je m'en rende compte alors que je suis vraiment pas bilingue, c'est quand même hallucinant.).

 

comprendre - Entièrement d'accord avec toi, on perçoit bien les phrases rapides, les noms et adjectifs courts. Egalement d'accord sur le fait que la traduction de ce style doit être difficile dans notre langue.

 

D&D - Le pari fictionnel marche bien pour moi, j'ai vraiment l'impression de retrouver Clay vingt-cinq ans plus tard. Ce qui m'étonne un peu, et me met l'eau à la bouche, c'est que Moins que Zéro avait aussi un côté plongée très progressive dans le cauchemar, et ici, le cauchemar se faufile très vite, pas sauvagement mais presque immédiatement (en étant a priori davantage du côté du thriller). Donc, je me demande vraiment vers quel dérapage on va parce que j'imagine pas BEE se contenter d'un truc à la whodunit.

 

comprendre - Je suis plus mitigé quant au retour des anciens de "Moins que zéro", je n'arrive pas à m'intéresser à ces personnages ou à leurs problèmes. Plongée progressive dans l'angoisse et le cauchemar, gros problème pour ce qui me concerne : c'est à la fois le côté que je préfère (les SMS enigmatiques, les objets qui sont déplacés pendant l'absence de Clay, les voitures devant son immeuble) et celui qui me saoûle le plus. Sur ce point, je ne peux évidemment pas m'empêcher de penser à "Lunar Park" et la comparaison est sans pitié. Je prolonge : certains procédés me rappellent également "Glamorama", je crois d'ailleurs qu'il s'agit de clins d'oeil pour les lecteurs de BEE, mais toujours un cran en dessous. Enfin, dans cette dimension angoisse, j'ai parfois l'impression de lire "la petite musique" de Stephen King, un Stephen King qui démarrerait pas très bien, mais je sais intimement que le roman de BEE ne prendra pas d'ampleur et je suis déçu par avance. En bref, je me sais lire un énième BEE, qui n'a en outre pas la tenue de "Lunar Park", et je me prends à regretter que BEE ne sache pas se diversifier plus.

 

Une heure plus tard, je reçois un SMS en provenance d'un numéro caché, le premier en onze jours ou presque : où est-elle partie ? (p. 92)

 

D&D - Enfin, je suis très client de l'inscription directe dans le monde du cinéma cette fois, en tout cas dans un monde du cinéma, parce que bien sûr BEE s'intéresse ici à une faune bien particulière, mais certainement pas minoritaire, et j'imagine qu'après m'être fadé récemment la consternante saison finale de la série Entourage (faut le voir pour le croire, je crois qu'HBO est derrière, c'est à pleurer), ça fait un bon antidote.

 

comprendre - Arrivé à la centaine de pages, BEE n'est finalement pas tellement resté/rentré dans le monde du cinéma. Assez carricatural d'ailleurs la relation entre Clay et Rain, l'actrice qui couche pour avoir un rôle...

 

Pourquoi vous ne vous êtes pas plutôt présentée au producteur ? Il était à la fête lui aussi. (p. 60)

 

D&D - C'est marrant parce que ce sur quoi tu mets le doigt et que tu trouves faible, c'est ce qui m'a intrigué : le côté pré Lunar Park. Je veux dire : Lunar Park, c'est fait. Nécessairement en commençant Suite(s) Impériale(s), ça va réactiver l'imaginaire du lecteur de BEE qui a lu les précédants. Et là, ça m'intrigue parce que je me dis : FORCEMENT, il va pas faire ça. Disons que c'est un pari sur l'auteur, une confiance accordée. Dans le même temps, il balance des éléments qui nous ramènent à nos précédantes "dégustations". En cela, je pense que le livre se prépare à jouer avec le "déceptif", que le "déceptif" par rapport à cette attente-là fait partie du projet. Je pense pas mal à ça, faudrait que je le formule... Après, j'imagine que c'est plus ingrat pour toi si le retour des personnages de Moins que zéro te plombe :-)

 

comprendre - Je vois qu'on est d'accord pour les clins d'oeil volontaires, par contre j'ai du mal à suivre pourquoi il a finalement fait la même chose, euh, ah ok, on se dit FORCEMENT il va pas refaire la même chose... et il le refait ? Euh... En même temps, côté intéret c'est un peu limité, non ? Parce que, bon, il ne me reste plus que 10 pages à lire, mais je n'ai rien vu d'original. Pour moi, Suite(s) est un mix de Glamorama et de Lunar Park avec les personnages de Moins que zéro. Donc, logiquement par rapport à mes expériences précédentes, j'ai apprécié le côté Lunar Park et je me suis pas trop passionné pour le côté Glamorama (comme pour ce livre) tout en regrettant le retour de Clay et de ses amis.

 

D&D : Ce que je veux dire, c'est non : non, in fine, il ne le refait précisément pas. Il cherche autre chose. Je crois. Lié au "déceptif". Quand j'aurais relu un peu, je chercherai s'il y a des entretiens avec lui, ça m'intrigue vraiment ;-)

 

comprendre - Deux passages que j'ai trouvé très bons : le passage où Clay observe depuis l'extérieur la dispute entre Rain et sa collocataire + le passage où Clay décrit avoir profité "un max" de la situation avec Rain (son attente du rôle) et lui faisant l'amour un peu partout dans l'appart en abusant outrancièrement de la situation. Un passage un peu suréaliste à mon goût : la trop longue discussion de Clay et Julian sur le ponton.

 

D&D - Sur la question de la relation avec Rain, je ne la trouve pas caricaturale en revanche, mais assechée, épurée. Sans merci.

 

comprendre - Elle n'était pas encore partie à San Diego quand j'ai écrit que son personnage était carricatural. En fait, après son départ, elle prend beaucoup plus de volume, elle sort du décor pour rentrer dans les personnages. D'accord avec ce que tu suggères, c'est une sorte de machine, avec un fonctionnement rationnel un peu mécanique mais avec beaucoup de pulsions étranges et pas toujours compréhensibles (parce qu'il nous manque des clés de compréhension, comme Clay).

 

comprendre - Ah ben voilà, dans les dernières pages on ajoute un peu de American Psycho aux autres références littéraires de BEE. Je me disais que le livre était tellement décalé par rapport à sa biblio qu'il n'avait pas pu/voulu l'intégrer, ben si. D'ailleurs, pour le coup j'ai compris le message (la ville l'a changé), mais qu'est-ce que ça tombe à plat... Un sadisme consensuel, de l'horreur accusatrice, là non plus je n'ai pas été convaincu. Au final je suis peu convaincu par ce roman, tout comme Moins que zéro, je n'y ai pas pris beaucoup de plaisir, peu intéressé par l'histoire (faible et décousue), par les personnages (décalage culturel ?), par le style narratif (qui ne me déplaît pas mais ça fait un peu redite passé trois ou quatre ouvrages) et par l'ambiance parano-oppressante (qui est de meilleure facture dans d'autres ouvrages).

 

Et pour conclure, D&D vous propose trois lectures complémentaires, en ligne, pour éclairer votre analyse :

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20100902.BIB5573/bret-easton-ellis-ce-livre-m-a-sauve.html
http://www.telerama.fr/livre/bret-easton-ellis-dans-mon-univers-le-mal-est-toujours-la,59557.php
http://www.vice.com/fr/read/bret-easton-ellis-426-v4n6

 

 

Publié par comprendre - dans Livres
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:41

Une série de noyades nocturnes à Bordeaux avait attiré l'attention des médias en 2012. Des étudiants, annoncés comme alcoolisés, étaient retrouvés noyés dans la Garonne quelques jours après avoir disparu à l'issue d'une sortie entre amis. La théorie d'un "pousseur", homicide, avait été envisagée compte tenu du nombre de noyades intervenues dans une période très courte.

 

A l'époque je m'interrogeais sur l'origine accidentelle de ces noyades, estimant que la loi des séries trouve nécessairement une limite quand elle devient atypique.

 

Je ne connaissais pas les éléments qui sont exposés dans le reportage "Les faits Karl Zéro - Les noyés de la Garonne" qui a été diffusé en janvier 2013 sur la chaîne 13e rue. Il faut voir le reportage avec un oeil critique d'autant plus que le parquet n'a pas souhaité apporter de regard contradictoire sur les situations évoquées. Toutefois, on peut être troublé par les faits qui sont rapportés, principalement au sujet du contexte de la disparition de Vincent ZECCA en mars 2012.

 

Le reportage est intéressant, je vous propose de le regarder ci-dessous (en espérant que la vidéo ne disparaitra pas trop vite de youtube). Mention particulière quant à l'attitude du parquet vis-à-vis des familles.

 

Les faits Karl Zéro - Les noyés de la Garonne (51'34)

 

Publié par comprendre - dans Faits divers
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:56

 

Bob subit les BB Brunes On te force Pauvre petit garçon les BB brunes te font pleurer
makeitstop
Pourquoi les BB Brunes mais pourquoi quoi
Le chien semble apprecier les BB Brunes euh Pourquoi tant de haine envers Bowie Poney-makeitstop.jpg
Publié par comprendre - dans Musique
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 19:45

 

Django Unchained

Samuel L Jackson est un sale type... au cinéma

 

 

Thème du générique d'ouverture : Django (Luis Bacalov / Rocky Roberts)

 

 

Pas mal du tout comme film, une réserve sur le dernier tiers tarantinesque pur beurre. Bande originale très sympa.

 

Publié par comprendre - dans Cinéma
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