Déco...

Recherche

Lecture en cours

Lectures 2017

Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?
Guy de Maupassant - Yvette
Guy de Maupassant - Contes divers
Guy de Maupassant - Contes du jour et de la nuit
Hermann Hesse - Demian
Hermann Hesse -  Le loup des steppes
Comtesse de Ségur - Les malheurs de Sophie

10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 11:57

Un reportage est diffusé ce soir sur Arte, à 21h00 :

Le crépuscule des Celtes

ARTE - 10 mai 2008 - 21h00

Résumé :

Une découverte exceptionnelle a eu lieu récemment en Suisse romande. Au sommet de la colline du Mormont, des pelleteuses ont, par hasard, mis au jour un immense sanctuaire celte, le plus grand connu actuellement. Depuis 2000 ans, il cachait jalousement ses secrets. Cette découverte a permis à Gilbert Kaenel et Christian Goudineau, tous deux archéologues et spécialistes de la question, de mener l'enquête sur une civilisation complexe et raffinée, que l'on croyait connaître. Très vite, les deux hommes sont allés de surprise en surprise. Ils ont trouvé des informations nouvelles sur des rituels effectués par les druides, comme les sacrifice d'animaux et même d'humains. (source : http://www.programme-tv.net)

C'est un reportage de 2007 qui, à travers les récentes découvertes réalisées en Suisse, nous présente l'état actuel de nos connaissances sur la civilisation celte.


Jules César décrivait les Celtes commes des barbares qui pratiquaient le sacrifice humain rituel... et cela se confirme depuis quelques dizaines d'années ! D'autre part, le traitement infligé aux adversaires vaincus, dont le corps était décapité et exposé aux portes de la cité, le crâne conservé dans un monument mortuaire, nous dresse le tableau d'un peuple qui cherchait à impressionner ses adversaires par une démonstration macabre de puissance.


La bande-annonce du reportage :




A voir également, tout de suite après, le reportage sur des découvertes en Turquie dans le cadre de l'archéologie préventive : on y voit la découverte de mosaïques somptueuses, c'est un moment magique.

Publié par comprendre - dans Histoire
commenter cet article
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 22:22
Un petit coup de pub pour l'ami astre2fifi et ses créations ! La dernière en date :

Terrifiant, non ?

Publié par comprendre - dans Divers
commenter cet article
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 19:56
Trente minutes. C'est le temps dont je dispose pour vous dire des choses intéressantes, ou du moins qui me semblent présenter un intérêt pour un lecteur de ce blog.

La première, c'est une réflexion sur les programmes télévisuels grand public. Oui, voilà, les merdes... Je vous trouve bien injustes tout à coup... En fait, je pense que ces programmes à faible teneur en matière grise atteignent parfaitement les objectifs qui leur sont fixés : distraire. Le travailleur qui arrive crevé par sa journée et qui recommencera la même  le lendemain, ou encore le mec qui galère dans sa vie, ils cherchent à se détendre, à voir des trucs simples, colorés et drôles et n'ont pas des masses l'envie, voire la possibilité, de reconcentrer leur attention sur le documentaire Arte ou la relecture du Ventre de Paris (de Zola, incultes !). Aussi, je dis que La nouvelle star ou autres programmes de ce type sont utiles et répondent à un besoin, celui de détendre son esprit.


Pour la deuxième, il me reste dix minutes.

Dans une émission "2000 ans d'histoire" consacrée à Tibère, l'empereur romain, le présentateur lui attribuait une phrase :

"Après moi, que le feu fasse disparaître la terre"

Je ne connais pas la source du présentateur, mais j'avoue avoir un doute... En tout cas, cette phrase me revient souvent à l'esprit comme l'image de la laideur d'un égo humain porté à son paroxysme. Elle illustre l'égoïsme de Tibère dans une forme très avancée : le monde n'existe que parce que "le soi pensant" (Tibère) existe. En réalité, notre mort, aussi "important" soit-on, est d'une banalité affligeante ! Les heures, les jours, les mois continueront de s'égrainer, même malgré nous. Et quelles traces durables aura-t-on laissé dans ce monde qui, selon toute vraisemblance, ne disparaîtra pas dans les flammes le jour de notre décès ?


Quarante minutes. J'ai raté le début de mon film... On ne m'y reprendra plus à dire des choses "intéressantes" ;)

Publié par comprendre - dans Philosophie
commenter cet article
4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 11:09
(Article initialement publié le 02 octobre 2007 sur mon ancien blog)

Les anglais ont incorporé dans leur langue l'expression française de "déjà-vu".

Le déjà-vu, c'est le sentiment d'avoir déjà assisté à un événement présent sans toutefois être capable de le rapprocher d'un souvenir précis.

Je pose mon vase sur la table. J'entends une voix dans le couloir.
Mais bon sang, je suis sûr d'avoir vécu cette scène !

Longtemps, le sentiment de "déjà-vu" a été associé à l'idée de "déjà-vécu" : et si, subitement, la personne se souvenait de "quelque chose" qu'elle a vécu dans une vie antérieure ? L'explication est plaisante et répond précisément à l'interrogation d'où peut-on bien avoir "vu" quelque chose que l'on n'a pas vu ? On associait également, parfois, cette expérience de déjà-vu au souvenir fugace d'un rêve prémonitoire fait dans un passé plus ou moins proche. La psychanalyse a même envisagé que le déjà-vu était l'expression d'une "connaissance universelle" qui se manifesterait tout à coup.


Déjà-vu


Le mystérieux a de pratique qu'il répond aux interrogations par une logique indémontrable. Aussi, le mystérieux est toujours "vrai" jusqu'à preuve du contraire. Certes...

Les neurosciences nous permettent aujourd'hui d'envisager une explication beaucoup plus terre à terre : l'impression de déjà-vu serait liée à un dysfonctionnement temporaire d'une partie du cerveau impliquée dans la mémorisation. Plusieurs hypothèses sont avancées : la plus répandue implique l'arrêt, pendant un temps très bref, d'une partie du cerveau qui sert à signaler les "situations nouvelles" à la partie du cerveau qui a en charge la mémorisation des évènements. Ainsi, ce qui est vécu n'est pas analysé comme "nouveau" et conduit donc la mémoire à émettre une impression de déjà-connu, de familiarité, alors qu'en réalité rien de tel n'a été mémorisé auparavant.

Je pose mon vase sur la table. J'entends une voix dans le couloir
Mon cerveau n'analyse pas cette voix comme un "fait nouveau" (dysfonctionnement)
Mon cerveau me dit "je connais cette situation" (la mémoire traduit l'absence d'alerte sur un fait nouveau en cours)
Où ai-je déjà vu cette scène ? La mémoire est mobilisée... Rien...
Mais bon sang, je suis sûr d'avoir vécu cette scène !
La mémoire ne trouve rien, et pour cause puisque la scène n'a jamais été vécue.

Le déjà-vu est une erreur des sens provoquée par une panne temporaire, très courte, de la partie du cerveau qui sert à signaler les situations nouvelles.

Rien de bien mystérieux dans tout ça... jusqu'à preuve du contraire !


Vous avez dit :

Damien59 -
http://damien59.over-blog.fr
j'ai déjà fait plusieurs fois l'expérience de ce que tu évoques dans ton article : vivre une situation donnée et avoir la sensation de l'avoir déjà vécue alors que cela n'est jamais arrivé. Que cela soit pour des gestes anodins ou lors d'un simple échange avec une personne, au fond de moi je me disais j'ai déjà vu ou vécu cela, j'en avais la certitude... troublant.

Idem pour moi, la certitude absolue de connaître la scène et, une paire de fois, l'anticipation de la suite de la scène ! On nage en pleine science fiction :) Mais tout cela s'explique finalement vu le "dysfonctionnement" décrit dans l'article. Ce qui est troublant, c'est d'être abusé par ses sens. C'est comme l'illusion d'optique : on est certains que les lignes sont courbes alors qu'elles sont droites. Tiens tiens, ça me rappelle mon ami Descartes cette histoire là ;) Pour ce qui est d'anticiper la suite de la scène, une simple analyse logique de ce qui se passe ? En tout cas, rien de totalement inexpliqué selon moi.

Une Blogueuse
le "déjà vu" n'est nullement une erreur des sens, c'est bel et bien une résurection, une manifestation, par bribes, d'un passé vécu. [...] Je te recommande de lire certains témoignages qui pourraient donner une approche à ce phénomène mystérieux et qui prouvent bel et bien qu'on a tous eu "une vie antérieure"

Une vie antérieure ? Je croyais qu'on parlait de rêves prémonitoires là ! ;) Plus sérieusement, je ne rattache pas l'idée
de déjà-vu à celle de réincarnation, l'explication physiologique de la première risquant de nier l'existence de la seconde. Le thème de la vie, et de l'après-vie, mérite un peu mieux que ce montage approximatif.

Mimisan -
http://mon-japon.over-blog.com
Explication tentante, parce que "rassurante" (quoique des dysfonctionnements du cerveau ne soient pas si rassurant que ça, surtout lorsque c'est relativement fréquent). Mais je sais avec certitude que j'ai rêvé certaines choses avant, les notes dans mon journal en attestait...

On rêve à un ami que l'on a pas vu depuis quelques mois, et paf l'ami en question passe un coup de fil ! Précognition ou anticipation logique de ce contact instant ? J'apprécie ton commentaire de fin sur les deux possibilités qui cohabitent (précognition et dysfonctionnement du cerveau) : ici doit se retrouver la vérité, ce n'est pas toujours l'un, et ce n'est pas toujours l'autre. Mais je crains que les cas de précognitions soient très rares...

Publié par comprendre - dans Divers
commenter cet article
1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 10:39

Giacomo Borlone - Détail de la danse macabre de Clustone


D'aucun aura noté, principalement sur mon "ancien" blog, que le thème de la mort revient régulièrement dans mes articles. Pour exemples : la résurrection des morts, miracle, humbles réflexions sur la mort, qui lui ouvrent les yeux pour se bien connaître.

Je souhaite préciser que je ne ressens aucun intérêt pour le macabre, mais que j'essaye d'appréhender avec raison cet évènement de la vie terrestre et d'en tirer des compréhensions sur notre monde. Si je dis *j'essaye* d'appréhender avec raison, ce n'est pas par hasard car, comme beaucoup je le crois, j'appréhende la mort, tant la mienne que celle de mes proches, avec peur et interrogations.

Il se trouve que la peur de la mort est l'un des points de départ, pour ne pas dire *le* point de départ, de la démarche philosophique : comment trouver le salut avant l'inéluctable fin de sa vie ?

Telle son ombre, la finitude accompagne l'homme dans sa vie quotidienne : nous démarrons chaque journée avec l'absolue certitude, consciente ou non, de notre mort à venir. C'est l'un des faits les plus tangibles de notre monde matériel, peut être même plus tangible que la certitude de notre propre existence (n'en déplaise à René Descartes).

A partir de cette donnée ("Je sais que je vais mourir"), se pose une (parmi d'autres) interrogation majeure : comment dois-je vivre avant de mourir ?

La philosophie, du moins dans son approche stoïcienne, a pour ambition d'aider l'homme à répondre à cette question en lui proposant une méthode pour vivre sa vie en accord avec le monde qui l'entoure et, de ce fait, de devenir un homme sage pouvant intégrer ce monde organisé (cosmos) et trouver le salut à son existence.

C'est le paradoxe de la mort : elle marque la fin de la vie de l'homme mais sert de départ à une interrogation personnelle.

Il conviendra de noter que cette démarche "autonome" sur la voie du salut relève de "la libre pensée" : nul dieu ou nulle église n'interfère dans cette recherche du salut. Seule la raison permet à l'homme d'atteindre son "but". Le christianisme rejettera avec mépris cette démarche des libres penseurs qui affirment "avec prétention" pouvoir parvenir au salut sans suivre la voie du Christ, seul intercesseur entre les hommes et Dieu selon le dogme chrétien.

Publié par comprendre - dans Philosophie
commenter cet article