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Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 20:36

Martine relance l'économie
Ah ? On a un point en commun.

Bon, on bloguera quand on aura un peu de temps alors...
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 22:15


Le début de la fin !
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:12

Je viens de regarder pendant une heure les débats à l'Assemblée Nationale sur le texte dit "HADOPI".

Les débats de l'Assemblée Nationale en direct

Voilà où nous en sommes : l'UMP soutient que les "avertissements" de l'HADOPI (le mél et le courrier recommandé) à un individu "ne portent pas grief" et, donc, ne peuvent être contestés. En clair : tant que la ligne internet n'aura pas été suspendue par l'HADOPI, l'individu mis en cause ne pourra contester ce qu'on lui reproche.

Souvenez-vous ce que je vous disais : le texte, qui inverse la charge de la preuve, et qui intervient dans un domaine technique de grande incertitude (30 à 40 % d'erreur d'identification des IP), crée une situation d'injustice majeure à l'encontre des individus "non téléchargeurs" qui sont pris par erreur dans la machine HADOPI. Souvenons-nous également qu'un fichier est constitué et que les données personnelles desdites personnes se retrouveront dans le fichier des "malfaisants" jusqu'à ce que l'HADOPI veuille bien les effacer en cas de bonne foi. On se souviendra, sur ce point, des ratés du STIC (fichier "police") et des égarements constatés dans la gestion des casiers judiciaires.

Pour mémoire : 1 000 coupures de ligne internet envisagées par jour (source : Christine Albanel)
=> Que des coupables ? <=

Soyons clairs : l'infraction prévue par le texte est "ne pas avoir protégé sa connexion qui a servi à...", pas "avoir téléchargé", la nuance est essentielle ! Nous sommes donc tous concernés  :

1. La sécurisation d'une ligne internet est illusoire
2. Il sera matériellement impossible de *prouver* que la sécurisation était active au moment de l' "infraction".

Sans parler de l'inconstitutionnalité qui consiste à doter une autorité administrative de la capacité, en lieu et place d'un juge judiciaire (ce qui est la règle constitutionnelle en la matière), à porter atteinte à une liberté individuelle (accès à internet) qui, par ailleurs, est consacrée comme essentielle par le récent texte "Plan France Numérique 2012". Et si ce n'est pas l'inconstitutionnalité, ça sera l'Europe qui imposera l'incompétence de l'HADOPI et, donc, privera le texte d'une bonne partie de sa substance !

Petite remarque : "par principe", la majorité parlementaire rejette des amendements alors même que certains d'entre eux, de détail et très techniques, avaient pour objet de sécuriser le texte (un exemple : le fait que le fournisseur d'accès internet ne soit pas protégé s'il ne fournit plus l'accès à un "condamné" à la suspension alors même qu'il y est tenu par le contrat souscrit). Ce n'est pas très malin ;)

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 13:25

OssementsLa grippe A arrive !

Roselyne BACHELOT
"Il faut être très attentif à l'évolution de la situation, sans pour autant céder à la panique"


Cela nous pendait au nez : une association de virus porcins, humains et aviaires a donné naissance à un virus H1N1 assez virulent mais, semble-t-il, pas trop costaud puisqu'on peut produire des vaccins et que le taux de mortalité semble faible.

Le porc peut attraper le virus humain de la grippe, virus qui adore muter. Mais le porc accueille également des virus aviaires et des virus de sa propre espèce. Dans ce creuset, le virus de la grippe peut donc séquencer des petits bouts de virus non-humains, se les approprier, pour mieux déjouer les systèmes immunitaires (c'est la nature des virus).

La grande crainte des virologues est, qu'un jour, le virus de la grippe se retrouve au contact de l'influenza aviaire (le fameux H5N1) et que la combinaison des deux donne naissance à une épidémie humaine meurtrière, de type grippe espagnole, contre laquelle nous ne pourrons pas faire grand chose.

Gardons donc à l'esprit que ce H1N1 "version 2009" n'est qu'un petit aperçu de ce que nous risquons fortement de connaître de manière amplifiée dans quelques années.

A lire : "H1N1 : un étrange assortiment génétique qui brouille les pistes" (sciences et avenir)


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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:27

Jusqu'à ce jour, la loi "HADOPI", je n'en connaissais son contenu qu'à travers les articles publiés à droite et à gauche sur internet. Les blogueurs me paraissaient bien alarmistes, mais il me semblait (opinion) qu'ils avaient raison de donner de la voix contre ce texte.

Aujourd'hui, je suis allé lire le projet de loi sur le site de l'Assemblée Nationale (lien).

Allons-y en deux temps :
1. J'ai étudié le droit pendant plusieurs années (master).
2. La lecture de ce texte m'a donné la nausée.

Attachez vos ceintures, on va faire court, simple et accessible :

A partir de l'adoption de ce texte, vous, titulaires d'un accès à internet, aurez l'obligation de protéger votre ligne internet contre une utilisation frauduleuse (article 6 de la loi). Pour ce faire, il sera possible d'utiliser un moyen de sécurisation labellisé, qui sera un logiciel à acheter (article 2 de la loi, nouvel article L 331-30 CPI).

Voilà posé le contexte : dès l'adoption de la loi, vous devenez responsables des emmerdes qui pourraient vous tomber sur le coin du nez. Mais, ces emmerdes, c'est quoi ?

Si "un agent assermenté" (art. 2 de la loi, nouvel article L 331-22 CPI) constate que votre ligne internet a téléchargé (pas vous, votre ligne) des oeuvres protégées, il pourra vous (pas votre ligne, vous) dénoncer. Vous serez alors avertis (charge pour vous d'aller contester l'avertissement devant les tribunaux, ils n'ont que ça à faire d'ailleurs...), et, en cas de récidive, sanctionnés par une coupure de votre ligne internet pendant deux mois et jusqu'à un an, sans possibilité d'aller souscrire un nouvel abonnement (art. 2 de la loi, nouvel article L 331-25 CPI).

Soyons réalistes : le rapport de force entre le "gars malveillant" qui pourrait vous pirater et "vous" qui n'utilisez pas internet pour télécharger des "oeuvres" est de l'ordre de 1 à 1 000. Le logiciel, que vous devrez donc acheter, sauf à ce que vous soyiez un vrai kamikaze, ramènera ce rapport, selon moi, à quelque chose de l'ordre de 1 à 100.

L'utilisateur lambda d'internet est condamné par cette loi à devenir une proie qui supportera, dans la plus parfaite injustice, les conséquences des actes de techniciens.

Je vous précise une chose : si vous utilisez une connexion WIFI, chez vous ou dans votre entreprise, il faut environ 10 minutes pour que quelqu'un s'approprie votre connexion, sans que vous le sachiez, et en fasse ce qu'il en veut.

Si vous pensez que la loi "HADOPI" concerne les pirates informatiques et autres malades du téléchargement, vous avez tout faux : c'est l'utilisateur lambda qu'elle concerne, c'est lui qui, demain, devra PROUVER son innocence.

A méditer.
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