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Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:52

ARTE propose, sur son site internet Arte+7, de revoir le reportage "B... comme Babylone".

 

La vidéo n'est plus disponible sur le site d'Arte+7

Mais le reportage est disponible ailleurs...

 

Salam Jawad, jeune iconographe d'origine irakienne, collecte des objets babyloniens afin de concevoir une encyclopédie en ligne. En sa compagnie, nous rencontrons quelques-uns des spécialistes qui ont pu explorer le site de la ville disparue, aujourd'hui inaccessible, comme Béatrice André-Salvini du musée du Louvre, l'une des rares personnes au monde à lire le babylonien "dans le texte", ou Joachim Marzahn, à Berlin, qui nous invitent à un formidable voyage dans le temps. Grâce à leurs explications, nous pouvons admirer de près les trésors retrouvés de la cité mésopotamienne, depuis les splendides figurines miniatures jusqu'aux premières tablettes en argile témoignant de l'écriture cunéiforme. (France, 2008, 55mn)

 

Générique B comme babyloneB comme babylone - Porte d'IshtarB comme babylone - Fouilles archéologiques

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 21:16

 

Entre deux guerres internes, la chaîne d'information France 24 propose des reportages intéressants.

 

Celui-ci a été réalisé au premier trimestre 2010 sur le site de Babylone. Rien d'extraordinaire dans les propos, mais il permet de voir le palais de Saddam Hussein, les ruines des bâtiments, le lion de Babylone ou encore les murailles reconstruites sous le raïs.

 


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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:00

 

Le site archéologique de Babylone a connu plusieurs vagues de dégradations :

 

L'héritage patrimonial de Saddam Hussein - Souhaitant faire de l'antique capitale un lieu de prestige pour son pays (et pour son ego), Saddam Hussein, le raïs irakien, engage, entre 1978 et 1987, un vaste programme de restauration du site archéologique. Le résultat, toujours visible, est que le coeur de la cité a été recréé selon un schéma "hollywoodien" bien contestable : construction de remparts crénelés à partir de certaines murailles, reconstructions de bâtiments disparus, la porte d'Ishtar est dupliquée (puisque l'originale a été transportée à Berlin), création de quatre collines artificielles en terre dans l'optique d'implanter un funiculaire touristique et, cerise sur le gâteau, construction d'un palais (en béton) que je vous ai déjà signalé puisqu'il est visible sur les photos satellites. La première guerre du golfe aura contraint l'abandon du projet, décidé en 1989, de construire une tour de Babel toute neuve. Ce méli-mélo d'ancien et de moderne, en plus de son aspect esthétique critiquable, introduit des problèmes scientifiques et techniques pour les fouilles archéologiques car les couches historiques ont été brouillées, ce qui rendra difficile la datation de découvertes futures.

 

La guerre du golfe : pillage - Bien plus que la guerre elle-même ou que l'occupation militaire qui s'en est suivie, le pillage est une véritable plaie qui s'est abattue sur l'Irak. Je ne dispose pas de documentation spécifique à Babylone, mais je suppose que les fouilles et excavations sauvages n'ont pas dû lui être épargné.

 

La guerre du golfe : occupation militaire - Le site n'a pas subi de dommages directs du fait de la guerre (bombardements...). Entre avril 2003 et décembre 2004, 150 hectares, et non des moindres puisqu'il s'agit du coeur même de la cité antique, ont été transformés en une base militaire américaine, le "Camp alpha". Puis, jusqu'en 2005, ce sont des troupes polonaises qui ont pris le relais. Dans son premier rapport de visite, daté du 15 janvier 2005, le British Museum écrit que l'implantation d'un camp militaire dans l'un des plus importants sites archéologiques du monde revient à implanter un camp militaire à proximité de la pyramide de Khéops en Egypte ou à proximité de Stonhenge en Angleterre. Voyez cette situation absurde où un héliport a été construit à 500 mètres à peine de la porte d'Ishtar, où des bulldozers ont nivelé le sol, créé des tranchées, bouleversant les couches historiques et endommageant du matériel archéologique. En 2009, le deuxième rapport du British Museum, cette fois-ci réalisé sous l'égide du l'UNESCO, dresse le bilan de l'occupation : tranchées, percements au milieu des ruines, dont quatoze dans les remparts, création de puits, sculptures âbimées, voie processionnelle endommagée par le passages des chars et des poids lourds, fissures visibles sur certains bâtiments dont le temple d'Ishtar, effondrement du toit des temples de Ninmah et Nabu-sha-Khare ou encore dégradation progressive de bâtiments à cause de l'humidité (cheminement des eaux souterraines salées). Et le temps lui-même érode les briques de terre cuite qui s'effritent lentement, faute d'entretien.

Localisation du camp alpha

Localisation du camp alpha  - extrait du rapport 2005 du British Museum (voir ci-après)

 

Mur du temple d'Ishtar

tranchée anti-tank

Temple d'Ishtar (gauche) - Tranchée anti-tank (droite)

Documents photographiques de la mission d'expertise 2009 (voir ci-après)

 

voie processionnelle

Dégats sur la voie processionnelle

Extrait d'un reportage vidéo diffusé sur le site du New-york Times (voir ci-après)

 

Mais dans un pays où l'urgence est la protection des populations civiles, dont les minorités chrétiennes, la question du partimoine historique implique un rôle actif de la communauté internationale. Le world monuments found contribue, depuis 2009, à préserver les sites majeurs de l'Irak. A Babylone, le fonds contribue à la création de scans digitaux des monuments et va engager des travaux pour renforcer et protéger de l'eau souterraine les fondations de la porte d'Ishtar.

 

Les défis sont multiples sur ce site historique : consolider les structures en péril, réparer les dommages créés par l'occupation militaire et prévenir la survenance de nouvelles dégradations. A moyen terme, se posera également la question du "démantèlement" des créations modernes réalisées sous le règne de Saddam Hussein, étape indispensable pour permettre à l'UNESCO de classer Babylone au patrimoine mondial de l'humanité. Enfin, la mise en valeur touristique de ce site devra s'analyser au regard de sa préservation : un musée va ouvrir ce mois-ci, donnant ainsi le feu vert pour un retour de la fréquentation internationale.

 

 

Pour en savoir plus :

- Report on meeting at Babylon 11 - 13 December 2004, J.E. Curtis, Department of the Middle East, British Museum

- Inspection of Babylon on behalf of UNESCO 25th 29th February 2009, J.E. Curtis, Department of the Middle East, British Museum

- Historia n°758, février 2010, entretiens avec Vincent Hueux et Tamar Teneishvili (p.42 et 43)

- L'Histoire n°301, mai 2005, "Les grands travaux des archéologues" par Jean-Louis Huot

- "A Tour of Iraq’s Ancient Sites" (en), article publié le 2 janvier 2011 sur le site du New-York Times

- "A Triage to Save the Ruins of Babylon" (en), article publié le 2 janvier 2011 sur le site du New-York Times

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 00:10

 

Le dimanche 06 avril 2008, Arte a organisé une soirée Théma sur Babylone. A cette occasion, avait été diffusé un reportage allemand, "Babylone secrète", réalisé en 2000 par Günther Klein.

 

Si l'on excepte les affreux films en noir et blanc illustrant des scènes du XIXe siècle, on peut dire que ce reportage est assez complet. Surtout, il donne un peu de corps, grâce aux animations 3D, à la cité antique.

 

Ci-dessous le reportage qui peut être vu gratuitement sur Dailymotion : je ne vous garantis aucunement que ce visionnage d'une vidéo pirate ne puisse vous conduire à une condamnation de l'Hadopi à être déporté dans une mine de sel lointaine remplie de serpents, de maladies sexuellement transmissibles et de terroristes d'Al Qaida... vous voilà prévenus !

 

Partie 1
 

Partie 2
 

Partie 3

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:56

Savez-vous où se situe la ville antique de Babylone ?

 

Localisation Babylone carte mondiale

 

La cité antique de Babylone est située en Irak, à 80 kilomètres au sud de Bagdad, la capitale iraquienne.

 

Localisation Babylone Bagdad

 

La ville la plus proche est Hilla, située à moins de 10 kilomètres au sud. Hilla est une cité moderne d'environ 500 000 habitants.

 

Babylon vue satellite

 

La photographie ci-dessous présente une vue satellite récente de ce qui reste du centre politique et cultuel de la cité antique. On y distingue notamment les fondations de la ziggourat dédiée à Mardouk (petit carré en bas de l'image), le palais sud (reconstitué) de Nabuchodonosor II (le polygone au centre de l'image), la voie processionnelle (à l'est du palais, la ligne verticale qui le longe en remontant).  Notez également la présence du Tigre, le fleuve que l'on voit sur la gauche de l'image, qui "coupait" en deux la cité de Babylone (dont, grosso modo, on ne distingue sur cette photographie satellite qu'un tiers, voire un quart, de la superficie antique). L'espèce de truc circulaire que l'on voit sur la rive du Tigre est un palais de Saddam Hussein construit à la fin du XXe siècle.

 

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