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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 19:26

 

Le 06 février 2010, je vous proposais sur mon blog un article relatif à l'amputation au néolithique : en 2005, l'INRAP avait en effet découvert à Buthiers-Boulancourt (France, Seine-et-Marne) le squelette d'un homme âgé ayant subi, il y a 7 000 ans, et y ayant survécu, une amputation volontaire de son avant-bras gauche.

 

Le 13 août 2011, je revenais vous parler de cette découverte pour illustrer une mienne hypothèse, exprimée à la fin du premier article, selon laquelle l'amputation au néolithique ne s'était certainement pas improvisée et qu'elle avait probablement été précédée par une pratique vétérinaire expérimentale.

 

Et bien retournons-y à cette amputation au silex, non par sadisme, mais puisque l'un des épisodes des experts du passé diffusé sur universcience.tv concerne justement cet "homme à l'humérus amputé"

 

 


Cliquez sur l'image pour voir le documentaire (6'27) sur le site d'universcience

 

Vous constaterez que nous nous étions dit énormément de choses à l'époque. C'est sympa de voir ces différents éléments dans un reportage vidéo, d'où ce troisième article sur le sujet.

 

On apprend que l'individu amputé a bénéficié d'une inhumation peu fréquente pour l'époque : une grande fosse, profonde, des effets personnels de valeur (pic en silex, hache en schiste) laissés au défunt... L'archéologue (prolifique) Cyril Marcigny semble penser que c'est parce qu'il était quelqu'un d'important que l'homme a bénéficié de l'amputation. Là non plus nous n'en saurons sans doute jamais rien, mais le contexte de l'inhumation rend probable cette hypothèse, bien plus sûrement que l'idée que j'en avais à l'origine, à savoir que l'homme avait été traité avec égard lors de son inhumation justement du fait d'avoir été le "survivant" d'une amputation.

 

Publié par comprendre - dans Histoire
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 14:08

L'épisode 2 de la série "Les experts du passé", qui valorise le travail de l'INRAP et des scientifiques mobilisés sur les découvertes, est disponible sur le site d'universcience.tv

 

 

La vidéo présente sous la forme d'une enquête le travail réalisé pour comprendre l'histoire d'un dépôt d'ossements d'origine animale, découvert à Caours (Somme), remontant au paléolithique.

 

 

Pour revoir le premier épisode sur mon blog :
http://comprendre.over-blog.fr/2015/07/universcience-tv.html

 

Pour approfondir, sur le site de l'INRAP :
http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Actualites-des-decouvertes/p-1082-Neandertal-s-invite-a-l-Eemien.htm

Publié par comprendre - dans Histoire
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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:10

Façade principale du palais Garnier, ParisFaçade principale du palais Garnier, Paris - Source : Google street (photo 2012)

 

Localisation de la sculpture

Localisation de la sculpture "La Danse" de Jean-Baptiste Carpeaux - Source : Google street (photo 2012)

 

La Danse chez Insecula

La Dance - Source

La sculpture La Danse appartient à un groupe de quatre sculptures présentes sur la façade principale du palais Garnier à Paris : la Danse, la Musique instrumentale, le Drame lyrique, l’Harmonie.

 

Sa révélation au public, le 27 juillet 1869, provoqua une réaction outrée : comment un groupe de bacchantes, nues, engagées dans une danse déséquilibrée, le tout constituant une sculpture non symétrique et encore moins verticale, pouvait-il représenter la Danse ?

 

La presse relaye l'émoi des Parisiens quant à cette oeuvre jugée immorale et l'on évoque la possibilité de retirer l'oeuvre de Carpeaux pour y substituer une autre, moins scandaleuse que ces figures féminines qui sentent le vice et puent le vin ("Le Groupe de la Danse de M. Carpeaux jugé au point de vue de la morale, ou Essai sur la façade du nouvel Opéra" par M. C. A. de Salelles).

 

A la fin du mois d'août 1869, un encrier est jeté contre la sculpture, attentat nocturne et anonyme dans un contexte polémique. (Voir la sculpture tâchée)

 

J'ai choisi d'illustrer la polémique en utilisant un texte, rédigé par le directeur de l'hebdomadaire "Le monde illustré", car il reprend quelques éléments de la critique, évoque le climat scandaleux, tout en apportant des arguments en faveur de Carpeaux.

 

Extrait de l’hebdomadaire « Le monde illustré » n° 645 du 21 août 1869

 

Nous sommes en France et à l'Opéra, nous sommes au dix-neuvième siècle et sous un ciel tempéré, et nous voulons représenter la danse vive et légère, qui charme les yeux par sa grâce ; c'est cette figure douce et languissante qui effleure les lacs et se pose sur la feuille de nénuphar dans Giselle, ou devient mutine et gaillarde dans le costume de la Vivandière. Le plaisir violent et fort dont vous parlez a son caractère, son type; il a inspiré des chefs-d'œuvre ; il correspond à un rythme, mais ce n'est pas le nôtre. C'est la passion violente qui déborde dans cette danse-là, mais nous voulons de la grâce et de la noblesse. Le rictus de vos danseuses antiques et de vos rudes danseurs se crispe, l'œil s'injecte de sang, les cheveux se hérissent ; mais nous, nous n'allons qu'à la légère émotion du plaisir. Nous sommes la grâce et vous êtes la force.

Eh bien, si vous voulez de la grâce, spécialement de la grâce, n'en demandez pas à Carpeaux, et ne lui commandez pas le groupe de la danse ; — ce n'est pas qu'il en ignore le secret, le grand artiste — voyez plutôt le fameux groupe du pavillon de Flore, la Nymphe écartant les roseaux. — Mais sa qualité génitale, sa note dominante, c'est la force, et quelle que soit l'œuvre, je suis sûr, sans l'avoir vue, qu'il a fait de la force.

Si l'œuvre est bonne en soi, prise indépendamment du mouvement, changez tout à fait vos arguments et dites : — La nouvelle œuvre de M. Carpeaux représente les Saturnales, et nous lui avions demandé le Menuet. — Comme saturnales, l'œuvre est de premier ordre ; comme Menuet, le groupe est encore à faire.

Mais pas du tout, on critique à tort et à travers, jusque dans les journaux, où pas un de ceux qui tiennent la plume n'a le droit de parler d'art, n'ayant pas voué sa vie à l'étude des choses artistiques.

On est allé jusqu'à l'insulte, et j'ai lu à ce sujet des réflexions d'une irrévérence inouïe. Puis, comme toujours, la réaction est venue.

On parlait d'abord d'enlever le groupe de la façade, ce que, personnellement, je regarderais comme une suprême inconvenance, parce que M. Carpeaux est un homme considérable, et qu'on n'insulte pas un homme de cette valeur ; on le couronne ou, s'il s'est trompé, il en a le droit et on le subit avec ses défaillances. — Mais maintenant, c'est bien de cela qu'il s'agit : on propose de laisser au contraire le groupe de la Danse, et d'enlever tous les autres comme froids et trop académiques. Autre excès, autre blessure pour des hommes du talent de Perraud, de Jouffroy, de Guillaume.

La vérité vraie, tous les artistes la savent, c'est que Carpeaux tue un monument ; il a en lui une force, un relief, une puissance qui se combinent mal, en ces temps d'architecture plate, avec l'ensemble de la conception. — Je n'ai jamais entendu l'architecte du Louvre parler du beau bas-relief de la nymphe du pavillon de Flore; mais je suis sûr que M. Lefuel, tout en admirant Carpeaux, trouve que ce bas-relief-là joue un trop grand rôle dans l'ensemble et qu'on ne voit que lui. Et, de fait, débouchez de la rue du Bac, en tête du pont des Tuileries, et regardez le pavillon du Prince Impérial, vous ne voyez que Carpeaux, et tout disparaît ; et il n'occupe cependant que quatre mètres carrés sur une superficie énorme de façade.

Cela dit, et on me pardonnera de m'échauffer sur un sujet d'art, c'est peut-être à un autre qu'il fallait demander la Danse « qui se souvient de Versailles. » Quant à Carpeaux, l'architecte Garnier, qui, malgré les jugements divers qu'on porte sur lui, est un grand artiste, aurait pu lui dire de faire reposer quelque portail colossal sur le dos robuste de ses fières cariatides.

Maintenant, encore qu'on parle bien à tort et à travers des choses de l'art en France, levons les yeux au Ciel et remercions-le d'être né dans un pays où un groupe de la Danse, placé à l'entrée de la porte d'un Opéra, peut soulever les polémiques que vient de soulever l'œuvre de M. Carpeaux. C'est encore un espoir. Un peu moins d'irrévérence nous siérait mieux ; mais l'irrévérence est une opinion en matière d'art, comme le sommeil en matière d'audition d'une tragédie en cinq actes.

Charles Yriarte

 

Le scandale fut trop fort et les pouvoirs publics demandèrent que l'on retire cette sculpture du groupe au motif de l'indéscence. Une nouvelle commande est passée auprès de Charles Gumery après le refus de Carpeaux d'exécuter une seconde composition. Cependant, la guerre de 1870 éclata et le sujet n'en fut plus un.

 

En 1964, à cause de la pollution qui la menace, la sculpture originale est retirée de la façade du palais Garnier. C'est une copie réalisée par Paul Belmondo (le père de Jean-Paul, l'acteur) qui est désormais visible. La sculpture originale (La Danse, Jean-Baptiste Carpeaux, groupe en pierre d'Echaillon, H. 420 cm ; L. 298 cm ; P. 145 cm ; 18,2 tonnes) est visible au musée d'Orsay à Paris, allée centrale des sculptures (numéro d'inventaire RF 2884).


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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 16:30

Tout chaud sorti en vente :

 

Fouilles et découvertes en Ile-de-France

Collection Fouilles et découvertes – 144 pages – 17,01 €

 

Sous la direction de Richard Cottiaux (INRAP) et Séverine Hurard (INRAP).

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 22:56

 

Fac tibi arcam de lignis lævigatis
(
Fais-toi une arche de bois de gopher)

Et sic facies eam [...]
(Et tu la feras ainsi)

Bible, Genèse

 

Poitou-Charentes ; Deux-Sèvres ; La Mothe-Saint-Héray - A

Scènes blibliques (détail), Château de La Mothe-Saint-Héray (France, Deux-sèvres)

 

 

 

Cumque vidisset Deus terram esse corruptam omnis
Quippe caro corruperat viam suam super terram
Fac tibi arcam de lignis levitagis mansiunculas
In arca facies et bitumine lilies intrinsecus et extrinsecus


...corrupta est autem terra coram Deo...
Et ex cunctis animantibus universae carnis bina indu-
Ces in arcam ut vivant tecum

 

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