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Paul Veyne - Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:00

Il y a quelques jours, j'ai reçu un colis postal sur lequel était collé un grande planche de timbres "les animaux de la préhistoire"

Je ne suis pas particulièrement fan de la philatélie, mais ceux-ci sont franchement jolis :

Timbre les animaux de la préhistoireIllustrations par Christian Broutin - Bloc scanné par mes soins

Dans l'ordre, et de haut en bas, on voit donc :

- Des bisons (x3)
- Des hommes préhistoriques (armés de lances)
- Des mammouths laineux (x3)
- Un doedicurus (en train de boire)
- Un mégaloceros (dans la rivière)
- Un phorusrhacos (sur la berge)
- Un smilodon (la gueule ouverte)
- Un macrauchenia (mort)

La planche s'appelle "Bloc animaux préhistoriques" et se vend 2,63 € à la boutique de la poste.

L'artiste qui a dessiné ce "bloc" est français : Christian Broutin.
Voir son site d'ailleurs car il y a des jolies planches complémentaires.

Publié par comprendre - dans Histoire
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 11:00

Dans la mythologie grecque, le temple oraculaire de Delphes a été construit par le dieu Apollon lui-même.

Ce lieu était un site sacré, initialement dédié à Gaïa puis à Thémis, protégé par un serpent (dragon) femelle dénommée Python (également appelée Typhon ou Delphyne). Ce monstre massacrait les hommes et les bétails qui passaient à sa proximité.

Apollon, décidé à construire un temple superbe sur le Parnasse afin d'y rendre ses oracles, tua Python d'une flèche terrible.

Hymne homérique
Que ton corps desséché pourrisse sur ce sol fertile ;
tu ne seras plus le fléau des mortels qui se nourrissent des fruits de la terre féconde et ils viendront m'immoler ici de magnifiques hécatombes ;
ni Typhée, ni l'odieuse Chimère ne pourront t'arracher à la mort, mais la terre et le soleil dans sa carrière céleste feront pourrir ici ton cadavre.



détail de la fresque de la maison des Vettii, PompéiIllustration : détail de la fresque de la maison des Vettii, Pompéi


Afin de commémorer la victoire d'Apollon sur Python, les jeux Pythiques furent organisés et devinrent, au fil du temps, des jeux panhelléniques (communs à toute la Grèce antique) presque aussi importants que les jeux olympiques.

La victoire mythologique traduit le passage d'un état "primal", symbolisé par un serpent (reptile grossier) enfanté de la terre (Gaïa, déesse préhellénique), à un état "avancé" initié par un dieu solaire (Apollon Phébus) armé d'une puissance aérienne subtile (l'arc).


Hymne homérique
Les habitants donnèrent au dieu le nom de Pythien, parce qu'en ces lieux le soleil de ses rayons dévorants a pourri ce monstre terrible.


La mythologie nous indique aussi l'origine du nom de Delphes : une fois qu'il eut vaincu le serpent, Apollon s'interrogea sur l'avenir de son culte dans ce nouveau sanctuaire. Il aperçut un bateau de commerce crétois dans la baie, se transforma en dauphin et détourna les marins sur le site.


Hymne homérique
- Étrangers, répondit le grand Apollon, ô vous qui jusqu'à ce jour avez habité Cnosse, couronnée de forêts, vous ne reverrez plus cette ville aimable, vous ne reverrez plus vos riches demeures ni vos épouses chéries, mais vous resterez ici pour garder mon temple, et vous serez honorés par de nombreux mortels. [...] vous implorerez Apollon Delphien, parce que c'est moi qui, sous la forme d'un dauphin, ai dirigé votre vaisseau à travers les flots azurés.


Le nom de Delphes est dérivé du mot grec "delphis" signifiant "dauphins"

Bassin du Dragon, château de VersaillesIllustration : Bassin du Dragon, château de Versailles
(source : insecula)

Article initialement publié sur mon précédent blog le 24 octobre 2007

Publié par comprendre - dans Histoire
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 10:05

Les jours passent trop vite, j'ai pris du retard dans mes publications et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.

Les archéologues nous font rêver, et peur aussi, en nous annonçant, le 4 février, avoir découvert les restes fossilisés du plus grand serpent ayant vécu sur la terre.

Admirez donc cette charmante bestiole :

Le TITANOBOA (titanoboa cerrejonensis) mesurait probablement 13 mètres de long (avec les marges d'erreur, on se situe entre 11 et 15 mètres, la taille d'un bus) pour un poids d'environ 1 tonne (et là, avec la marge d'erreur, on peut même aller jusqu'à 2 tonnes).

Le Titanoboa - Reconstitution artistiqueLe Titanoboa - Reconstitution artistique par Jason Bourque (University of Florida)

Pas de panique, ce Kaa préhistorique vivait au début du cénozoïque, il y a 60 millions d'années (nous n'étions alors que de tous petits mammifères). Pas de fantasmes non plus du côté d'affrontements sanglants entre Titanoboa et des dinosaures, ces derniers avaient déjà disparu quelques dizaines de millions d'années auparavant.

A défaut de pouvoir jouer le constrictor avec les dinos, le Titanoboa s'alimentait (en masse) de reptiles : serpents, crocodiles et tortues.

A-t-il évolué, lui aussi, pour se transformer en une chose plus petite ?
S'est-il éteint avec les changements climatiques ?

Ou bien est-il toujours parmi nous ?


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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 20:25

Samedi soir, Arte nous a proposé un documentaire stupéfiant sur "Ötzi", la momie retrouvée dans les Alpes en 1991. L'occasion pour moi d'aborder l'un des rôles de la médecine dans l'archéologie, celui de la compréhension des conditions de la mort.

Pour ce qui est d'Ötzi  : dans les Alpes, à la frontière entre l'Italie et l'Autriche, à plus de 3000 mètres d'altitude, le corps d'un homme congelé, très bien conservé, est découvert dans un glacier en fonte. Au départ, on suppose qu'il s'agit d'un alpiniste qui a trouvé la mort et puis, progressivement, on découvre des restes de vêtements en peau d'animaux, une hache en cuivre... Ah non, ce n'est pas moderne du tout ! (1)

Ici, c'est même très vieux puisque cet homme a vécu il y a 5000 ans.


Les études progressives sur la momie, baptisée "Ötzi" en référence au lieu où elle a été découverte, démontrent que cet homme était probablement forgeron. Et puis on a parlé de ses tatouages tribaux, de ses plantes médicinales, de ses armes... C'est devenu un Shaman, chassé de son village, mort de faim dans la montagne. Et puis finalement on a trouvé de la nourriture dans son estomac, on a pu reconstituer son alimentation...

Déjà, depuis quelques années, j'étais émerveillé de voir tout ce que la science nous permettait d'apprendre sur un homme mort depuis si longtemps. De sa maladie à son stress, de ses repas à ses accidents... Jusqu'aux conditions de sa mort.


Car là où cela devient stupéfiant, c'est qu'Ötzi a été tué par un autre homme : dans son dos, sous l'omoplate, une flèche en silex a été découverte. Des études plus poussées de cette zone ont prouvé que la flèche avait déchiré une artère et que l'homme est certainement mort d'une hémorragie massive.



A partir des constatations médicales, le reportage a présenté les hypothèses décrivant les conditions dans lesquelles cet homme a pu trouver la mort.

Le reportage est à voir, bien sûr, même s'il faut garder à l'esprit que les hypothèses présentées relèvent plus d'un jeu intellectuel que d'une recherche de la vérité des faits : sorti de la mort par blessure, tout le reste n'est que conjectures.


Ma réflexion sur ce thème est que la médecine, à travers sa branche de la paléopathologie, permet de mettre en évidence des détails qui se révèlent importants pour comprendre les conditions dans lesquelles sont morts de lointains ancètres. A travers les conditions de la mort d'un individu, on apprend beaucoup sur le contexte dans lequel il vivait, les moeurs de cette société, ses croyances. Arte a diffusé de nombreux reportages traitant des conditions de certaines morts brutales chez les Mayas, les Romains, les Celtes ou  les Égyptiens : sacrifices, assassinats politiques,
exécutions de prisonniers... Chaque contexte permettait de dessiner les contours de la société d'alors.

Le 10 octobre, Jacques Pradel a reçu un médecin paléopathologiste qui est venu "raconter" quelques morts, les mettre en perspective en fonction des expertises scientifiques. J'avais été surpris d'apprendre qu'il avait pu déterminer les causes de la mort d'une femme grâce à la position d'un clou fiché dans une "jambe", mais l'analyse a rigoureusement été la même pour Ötzi : notre connaissance du vivant (physiologie) et les connaissances pratiques acquises par les spécialistes (traumatologie notamment) permettent de déduire la mort à partir de... finalement pas grand chose (une momie dans le meilleur des cas, quelques os dans la plupart des cas).


Quand la science dure et l'imagination permettent de recréer l'Histoire !


A voir : "Ötzi, autopsie d'un meurtre", reportage anglais de 2008 - rediffusé le 15 octobre 2008 à 9h55 sur ARTE.


A écouter (pendant un mois) : "Café crimes - 10 octobre 2008 - les faits divers de l'antiquité" avec pour invité Philippe Charlier du CHRU de Lille.


(1)
Cela me rappelle l'histoire du gendarme qui m'appelle pour m'annoncer la découverte d'ossements sur le chantier d'un lotissement. Intervenant dans une dimension judiciaire de la découverte, je l'interroge sur l'âge des os : il me dit "c'est vieux". Je lui demande "vieux... vingt ans, trente ans ?" Il me répond "ah mais beaucoup plus vieux, ça doit être romain !". Du judiciaire on est tombé dans de l'archéo... Pas grand chose pour moi, je l'ai renvoyé vers son groupement pour les démarches "administratives" :)
Publié par comprendre - dans Histoire
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 10:17

Samedi 04 octobre 2008 à 21h00 sur ARTE (qui diffuse souvent de bons reportages sur l'histoire le samedi en première partie de soirée) :


Les secrets du Parthénon
Le DVD de cette émission est en vente (26 €)

Arte revient sur l'histoire du Parthénon et démontre le chef d'oeuvre artistique et technologique que constituait cet édifice lors de sa construction il y a près de 2 500 ans.

Mise-à-jour : Un reportage de 80 minutes qui est dense en informations historiques et architecturales. Le titre se justifie, les secrets expliqués dans le reportage sont consistants. Par exemple, l'édifice n'est pas droit, les colonnes non plus, et ceci par choix des Athéniens. Le tout semble "droit" par des effets d'optique. On apprend aussi dans le reportage que les assemblages se gèrent parfois à des dixièmes de millimètres près. Mais le plus surprenant est que tout ceci a été construit en 8 ou 9 ans, un temps inouï compte tenu de la complexité architecturale et artistique du bâtiment. Le "plus" du reportage est d'expliquer comment la construction a pu être aussi rapide. C'était très instructif, pour ma part je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps.

Rediffusions : Dimanche 05/10 à 14h00 et Dimanche 12/10 à 01h30

Pour lire l'article et la critique de Télérama : "Les secrets du Parthénon"

Liens associés :
Le Parthénon sur wikipedia
L'Acropole sur insecula.com

Découvrir :
Le sculpteur grec Phidias
Les cariatides sont des statues de femmes servant de colonnes ou de supports (fontaines, plateaux...).

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