L'herméneutique
L'herméneutique : voilà un nom féminin qui attirera sur vous des regards admiratifs lors du prochain dîner en ville.
L'étymologie du nom est grecque : hermeneuein, verbe qui signifie "interpréter" et "traduire". Vous vous en doutez bien, ce verbe était lui-même associé du dieu Hermès, le messager des Dieux de l'Olympe. (sa reconversion dans l'industrie du luxe fut plus tardive).
L'étymologie du nom est grecque : hermeneuein, verbe qui signifie "interpréter" et "traduire". Vous vous en doutez bien, ce verbe était lui-même associé du dieu Hermès, le messager des Dieux de l'Olympe. (sa reconversion dans l'industrie du luxe fut plus tardive).
Le dieu grec Hermèsavec ses petites sandales ailées
La définition est relativement simple puisqu'elle se rapporte à son origine grecque : l'herméneutique est l'interprétation d'une oeuvre permettant de mettre en lumière sa signification cachée.
Certaines productions humaines (textes littéraires, peintures, mythes, paraboles...) ne répondent pas à nos canons actuels (star academy, bisounours, Ségolène...) et ne délivrent leur signification que si l'on mobilise son savoir et son intelligence pour le comprendre (rappelons que comprendre signifie "assembler sous l'unité d'un sens" et s'applique parfaitement à l'action de décoder une multitude de détails insérés dans une oeuvre pour en retarder son déchiffrement).
L'exemple typique applicable à l'herméneutique est le texte théologique, quel qu'il soit : la compréhension du message divin n'est pas de lecture directe et nécessite un travail attentif et répété. On évoquera pour illustration la kabbale juive qui vise à trouver différentes "couches" de savoirs dans la Torah.
Wikipédia m'a expliqué (lol) que Hans Robert Jauss avait élaboré une "triade herméneutique" pour étudier les oeuvres. Cette méthode me semble aboutie et je vous la livre ici :
- La première étape est la compréhension immédiate : ce que l'oeuvre "dit" dans une première approche, les émotions directes qu'elle suscite.
- La deuxième étape est la reconstruction de l'oeuvre en la replaçant dans son contexte historique et culturel : qu'a-t-elle apporté de nouveau, en quoi sa création à ajouter un plus dans son domaine.
- La troisième et dernière étape est l'interprétation de l'oeuvre : cette étape découle des deux premières et doit permettre d'expliciter les questions que posent l'oeuvre et de déterminer les réponses qu'elle apporte.
Certaines productions humaines (textes littéraires, peintures, mythes, paraboles...) ne répondent pas à nos canons actuels (star academy, bisounours, Ségolène...) et ne délivrent leur signification que si l'on mobilise son savoir et son intelligence pour le comprendre (rappelons que comprendre signifie "assembler sous l'unité d'un sens" et s'applique parfaitement à l'action de décoder une multitude de détails insérés dans une oeuvre pour en retarder son déchiffrement).
L'exemple typique applicable à l'herméneutique est le texte théologique, quel qu'il soit : la compréhension du message divin n'est pas de lecture directe et nécessite un travail attentif et répété. On évoquera pour illustration la kabbale juive qui vise à trouver différentes "couches" de savoirs dans la Torah.
Wikipédia m'a expliqué (lol) que Hans Robert Jauss avait élaboré une "triade herméneutique" pour étudier les oeuvres. Cette méthode me semble aboutie et je vous la livre ici :
- La première étape est la compréhension immédiate : ce que l'oeuvre "dit" dans une première approche, les émotions directes qu'elle suscite.
- La deuxième étape est la reconstruction de l'oeuvre en la replaçant dans son contexte historique et culturel : qu'a-t-elle apporté de nouveau, en quoi sa création à ajouter un plus dans son domaine.
- La troisième et dernière étape est l'interprétation de l'oeuvre : cette étape découle des deux premières et doit permettre d'expliciter les questions que posent l'oeuvre et de déterminer les réponses qu'elle apporte.
Image tirée du film "PI" de Darren AronofskyEncore un qui cherche à comprendre ;)
Maintenant que vous avez la méthode, vous n'avez plus qu'à vous transformer en herméneutes du quotidien et à "interpréter" (personnellement je préfère "traduire") tout ce que vous lisez ou voyez. Attention à ne pas trouver tout et n'importe quoi dans le néant absolu ;)
Un exemple de la démarche herméneutique ? Un texte sacré, l'évangile de Matthieu (XVI, 25) :
Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera.
Lecture immédiate : on doit sacrifier (au sens propre) sa vie pour vivre éternellement.
-> Cf. les martyrs Chrétiens (voir la lapidation de Saint Etienne) et les lectures vulgaires des extrémistes religieux.
Sens hermétique : le message du Christ permet de vaincre la mort physique en permettant à l'homme de devenir ce qu'il est (lumière).
-> Cf. par exemple l'évangile selon Thomas : "celui qui se fera herméneute de ces paroles ne goûtera plus de mort"
La boucle est bouclée !
Vous avez dit :
Antoine : Ah d'accord c'est donc ça l'herméneutique, merci j'ai compris comment comprendre maintenant. Moi qui pensais que l'herméneutique faisait encore débat dans la sphère de la philosophie, je suis content de voir que quelqu'un ai pu circoncir cette problématique en quelques lignes là où, entre autres, Heidegger, Gadamer, Habermas, Derrida se sont perdus en d'interminables écrits et discours.
Mais quelle boucle as-tu bouclé?
Peut-être as-tu cru lire ici un blog "philosophique" destiné à un public averti ? Cette erreur explique probablement ton ironie. Mes pages visent à élargir les perspectives et à enrichir des réflexions, pas à apporter des vérités flamboyantes ou à servir de tribune à des débats spécialistes. Tu as lu Derrida ? Grand bien t'en fasse, mais quel plaisir retires-tu à sentencier le non spécialiste dans sa démarche d'enrichissement ? Procèdes-tu de la sorte dans ton "milieu" culturel ou, au contraire, subis-tu cette suffisance ? Pour ma part, j'ai une spécialisation en droit et je n'irai pas jouer le quistre en tartinant des pages et des pages de "blog" dans le seul but de satisfaire mon égo. Non, ce n'est pas la peur, cela s'appelle l'humilité. Si je veux confronter mes idées dans mon domaine, je me rapprocherai de mes pairs, et non de "blogs" juridiques généralistes. Vois-tu où je veux en venir, Antoine ?
Quelle boucle ? Disons qu'il y a une logique interne à cet article que quelques lecteurs auront comprise. Allez, tu es quelqu'un de cultivé et je conviens que tu mérites mieux qu'une réponse vague. Et si l'objectif de mon article n'était pas l'herméneutique mais la mise en relief d'un texte gnostique ? Nttt Nttt Nttt, ne t'arrête donc pas en si bon chemin, regarde l'adjectif qualificatif qui est utilisé pour décrire le sens de ce texte : "hermétique". La boucle est bouclée car je publie un texte dont la lecture immédiate est l'herméneutique mais qui comprend en réalité un sens caché, à savoir la désignation d'une dimension hermétique de cet ogion de l'évangile selon Thomas. Tu ne comprends pas ? Ne t'inquiète pas, on en débat encore dans une autre sphère ;)
Un exemple de la démarche herméneutique ? Un texte sacré, l'évangile de Matthieu (XVI, 25) :
Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera.
Lecture immédiate : on doit sacrifier (au sens propre) sa vie pour vivre éternellement.
-> Cf. les martyrs Chrétiens (voir la lapidation de Saint Etienne) et les lectures vulgaires des extrémistes religieux.
Sens hermétique : le message du Christ permet de vaincre la mort physique en permettant à l'homme de devenir ce qu'il est (lumière).
-> Cf. par exemple l'évangile selon Thomas : "celui qui se fera herméneute de ces paroles ne goûtera plus de mort"
La boucle est bouclée !
Vous avez dit :
Antoine : Ah d'accord c'est donc ça l'herméneutique, merci j'ai compris comment comprendre maintenant. Moi qui pensais que l'herméneutique faisait encore débat dans la sphère de la philosophie, je suis content de voir que quelqu'un ai pu circoncir cette problématique en quelques lignes là où, entre autres, Heidegger, Gadamer, Habermas, Derrida se sont perdus en d'interminables écrits et discours.
Mais quelle boucle as-tu bouclé?
Peut-être as-tu cru lire ici un blog "philosophique" destiné à un public averti ? Cette erreur explique probablement ton ironie. Mes pages visent à élargir les perspectives et à enrichir des réflexions, pas à apporter des vérités flamboyantes ou à servir de tribune à des débats spécialistes. Tu as lu Derrida ? Grand bien t'en fasse, mais quel plaisir retires-tu à sentencier le non spécialiste dans sa démarche d'enrichissement ? Procèdes-tu de la sorte dans ton "milieu" culturel ou, au contraire, subis-tu cette suffisance ? Pour ma part, j'ai une spécialisation en droit et je n'irai pas jouer le quistre en tartinant des pages et des pages de "blog" dans le seul but de satisfaire mon égo. Non, ce n'est pas la peur, cela s'appelle l'humilité. Si je veux confronter mes idées dans mon domaine, je me rapprocherai de mes pairs, et non de "blogs" juridiques généralistes. Vois-tu où je veux en venir, Antoine ?
Quelle boucle ? Disons qu'il y a une logique interne à cet article que quelques lecteurs auront comprise. Allez, tu es quelqu'un de cultivé et je conviens que tu mérites mieux qu'une réponse vague. Et si l'objectif de mon article n'était pas l'herméneutique mais la mise en relief d'un texte gnostique ? Nttt Nttt Nttt, ne t'arrête donc pas en si bon chemin, regarde l'adjectif qualificatif qui est utilisé pour décrire le sens de ce texte : "hermétique". La boucle est bouclée car je publie un texte dont la lecture immédiate est l'herméneutique mais qui comprend en réalité un sens caché, à savoir la désignation d'une dimension hermétique de cet ogion de l'évangile selon Thomas. Tu ne comprends pas ? Ne t'inquiète pas, on en débat encore dans une autre sphère ;)
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