Déficit public : c'est la fête
Aujourd'hui, nous allons parler économie. Le déficit public.
Définition simple : on parle de déficit public lorsqu'un Etat a moins de recettes que de dépenses.
Source wikipedia
Le graphique, là, au-dessus, montre la courbe du déficit public de la France entre 1959 et 2007.
Subtilité : sur le graphique, le déficit public est rapporté à un pourcentage du produit intérieur brut (PIB).
Ainsi, par exemple, en 2007, le déficit public s'établissait à environ 2,7 % du PIB de la France.
Vous allez me dire "mais pourquoi est-ce qu'on s'intéresse au PIB alors qu'il nous suffit de regarder les dépenses et les recettes" ? Et moi je vais vous dire que ce n'est pas très poli d'interrompre quelqu'un et que, pour vous Messieurs, à chaque fois que vous interrompez quelqu'un, votre pénis devient plus petit (référence inside, sauras-tu la retrouver ?).
Alors on reprend : on rapporte la courbe du déficit au PIB car en 1992, nous nous sommes engagés auprès de nos partenaires de l'Union Européenne à ce que notre déficit public ne dépasse pas 3 % de notre PIB. Nos partenaires européens ont fait de même. L'objectif : ne pas être trop déficitaires pour garder une monnaie forte.
Bon, jusqu'ici on a perdu personne ?
Résumé : le déficit c'est autorisé jusqu'à 3% du PIB. Au-dessus, c'est mal, et hors situation de crise on pourrait avoir des sanctions financières de la part de la commission européenne.
Alors, sur le graphique d'au-dessus, on voit que la courbe s'arrête en 2007. Je vais vous raconter l'avenir !
En 2008, le déficit public a atteint 3,4 % du PIB : pas glop.
Pour 2009, Eric Woerth, le ministre du budget, annonce un déficit public entre 7 % et 7,5 % du PIB.
Pour 2010, pareil, entre 7 % et 7,5 % du PIB.
Pour 2011, là on est en pleine science fiction tellement c'est loin, on serait entre 6 % et 6,5 % du PIB.
Pour 2012, plan sur la comète, on serait entre 5 % et 5,5 % du PIB.
La faute à la crise qu'on nous explique : croissance pourrie, recettes en berne. Et si l'explication était ailleurs... du côté des dépenses de fonctionnement, de l'endettement et de la dégradation des comptes sociaux ?
L'Etat poursuit pourtant la suppression des postes dans la fonction publique, encore 34 000 l'an prochain. Qu'est-ce que ça serait sans ça !
Allez, pour finir en queue de poisson : l'OCDE pense qu'en 2009 on sera plus près de 8 % que de 7 %...
Définition simple : on parle de déficit public lorsqu'un Etat a moins de recettes que de dépenses.
Source wikipediaLe graphique, là, au-dessus, montre la courbe du déficit public de la France entre 1959 et 2007.
Subtilité : sur le graphique, le déficit public est rapporté à un pourcentage du produit intérieur brut (PIB).
Ainsi, par exemple, en 2007, le déficit public s'établissait à environ 2,7 % du PIB de la France.
Vous allez me dire "mais pourquoi est-ce qu'on s'intéresse au PIB alors qu'il nous suffit de regarder les dépenses et les recettes" ? Et moi je vais vous dire que ce n'est pas très poli d'interrompre quelqu'un et que, pour vous Messieurs, à chaque fois que vous interrompez quelqu'un, votre pénis devient plus petit (référence inside, sauras-tu la retrouver ?).
Alors on reprend : on rapporte la courbe du déficit au PIB car en 1992, nous nous sommes engagés auprès de nos partenaires de l'Union Européenne à ce que notre déficit public ne dépasse pas 3 % de notre PIB. Nos partenaires européens ont fait de même. L'objectif : ne pas être trop déficitaires pour garder une monnaie forte.
Bon, jusqu'ici on a perdu personne ?
Résumé : le déficit c'est autorisé jusqu'à 3% du PIB. Au-dessus, c'est mal, et hors situation de crise on pourrait avoir des sanctions financières de la part de la commission européenne.
Alors, sur le graphique d'au-dessus, on voit que la courbe s'arrête en 2007. Je vais vous raconter l'avenir !
En 2008, le déficit public a atteint 3,4 % du PIB : pas glop.
Pour 2009, Eric Woerth, le ministre du budget, annonce un déficit public entre 7 % et 7,5 % du PIB.
Pour 2010, pareil, entre 7 % et 7,5 % du PIB.
Pour 2011, là on est en pleine science fiction tellement c'est loin, on serait entre 6 % et 6,5 % du PIB.
Pour 2012, plan sur la comète, on serait entre 5 % et 5,5 % du PIB.
La faute à la crise qu'on nous explique : croissance pourrie, recettes en berne. Et si l'explication était ailleurs... du côté des dépenses de fonctionnement, de l'endettement et de la dégradation des comptes sociaux ?
L'Etat poursuit pourtant la suppression des postes dans la fonction publique, encore 34 000 l'an prochain. Qu'est-ce que ça serait sans ça !
Allez, pour finir en queue de poisson : l'OCDE pense qu'en 2009 on sera plus près de 8 % que de 7 %...
Commenter cet article
D
C
D
C
S
C