Le blog de comprendre

Les hommes du président

3 Novembre 2010, 20:01pm

Publié par comprendre

sarkozy

nixon

 

Ah oui, vous savez, moi y'a un vieux film que j'aime bien : Les hommes du président d'Alan J. Pakula.

 

C'est l'histoire de deux journalistes qui parviennent à prouver que leur président est impliqué dans une histoire vraiment pas nette.

 

Liliane

Woerth

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais alors très trouble. Et parfaitement illégale.

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Selon "Le Canard enchaîné", Sarkozy supervise l'espionnage de journalistes

Le contre-espionnage a bien enquêté sur les fuites dans la presse

Les petites et grandes approximations d'Eric Woerth

Après "Le Monde" et "Le Point", Mediapart déplore un vol d'ordinateurs

Karachi : le parquet fait appel de la décision du juge d'enquêter sur de possibles rétrocommissions

 

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Alors ça met une belle pagaille à la présidence.

 

Pakula

 

Une fiction bien imaginée, assez originale. Je ne sais plus trop comment ça finit par contre.

 

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C
<br /> <br /> Comme tu le dit dans ton commentaire, les médias suivent le ce que l'on nomme aujourd'hui "le buzz", donc souvent des nouvelles sans intérêt immédiat. Si c'est un scandale, le prochain "buzz"<br /> effacera le précedent des mémoires, c'est l'instatanéïté de l'information. Tout cela est d'un creux sidéral !<br /> <br /> Je n'ai pas (encore) vu ce film, et comme tu nous dit ne plus te rappeller la fin, voici le lien pour l'avoir :<br /> <br /> http://www.megaupload.com/?d=VDGZW52S<br /> <br /> <br /> et l'adresse du site à toutes fins utiles...<br />     <br /> http://www.ergor.org/V2/welcome/index.php<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Salut Cratès, tout à faire d'accord pour l'instantanéité de l'info et ses effets pervers. On pourrait également élargir au caractère "informatif" au sens d'instructif, je ne suis pas sûr que les<br /> journalistes aient vraiment, enfin toujours, pour ambition d'expliquer les choses pour éclairer les faits, se focalisant plus sur les faits eux-mêmes et les faisant tourner en boucle. Pour la fin<br /> du film, c'était une boutade puisque la fin de l'affaire est historique (démission de Nixon et Pulitzer pour les deux journalistes ayant fait sortir le watergate), intéressant rapporté à notre<br /> actualité nationale (qui, depuis, a rebondi pas mal de fois sur les rétro-commissions). Bonne journée !<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Indeed...<br /> <br /> <br /> Effets de manches et effets de zoom, de préférence déconnectés de tout enjeu réel : en pleine période formaliste, alors !<br /> <br /> <br /> Décidément, pas mon truc ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Et l'arrivée des prochaines élections ne va pas arranger les choses :-/<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Bah pareil, hein, grosso modo ;-)))<br /> <br /> <br /> Cela dit, il y a peut-être une dissolution, sans doute momentanée, des contre-pouvoirs, je veux dire là où ils s'exercent, notamment via le net. L'affaire Nixon n'aurait peut-être pas été<br /> possible dans une période de transition comme celle que nous vivons actuellement. Je dis peut-être n'importe quoi, mais cette question-là me travaille. L'éclatement de la recherche d'infos enlève<br /> doit amoindrir les impacts. Et puis nous sommes passés dans l'ère du : "on peut vraiment tout dire" (merci la com, le marketing, etc). Cela n'aide pas non plus. Il faut tellement de travail pour<br /> accéder aux infos ou les "décrypter"... Je sais pas... Je réfléchis ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> A propos des contre-pouvoirs, les locaux de rue89 ont été cambriolés cette nuit, 20 ordinateurs ont été emportés. Ensuite, je pense qu'il faut parler de la multiplication des sources<br /> d'information qui,  c'est vrai, de permet ni la clarté, ni la précision. Pour le côté "on peut tout dire", il faudrait aussi ajouter que "tout le monde peut tout dire", du coup on se<br /> retrouve avec beaucoup de choses plus ou moins fouillées et vérifiables qui débarquent à droite et à gauche. Enfin, pour ajouter de l'eau à notre moulin (de grognements), je suis un peu saoulé de<br /> voire que les "dossiers" dépendent en grande partie de l'écho, du buzz, que les grandes rédactions ont envie de leur donner. En gros, si la une du monde met en une, je ne sais pas, l'histoire<br /> récente de Devédjian dans les Hauts de Seine, ça sera repris par Le Figaro, l'Express, le parisien et par les secondes zones le post, europe 1, les micros vont être tendus vers les protagonistes,<br /> les petites phrases vont fuser, être montées en épingle, donner lieu à des histoires dans l'histoire... le tout uniquement pour faire vendre du papier. Alors que si le truc n'avait pas été poussé<br /> à l'origine (pas vendeur ? pas dans l'air du temps ? pas le moment ?), il n'aurait même pas fait 10 secondes au JT. Donc, mon impression, l'info "choc" c'est surtout celle que l'on veut nous<br /> donner, pas nécessairement celle qui est digne d'intéret. Encore une histoire d'immédiateté pénible, l'instant présent roi de toutes choses, mais il se fait peut être un peu tard pour partir à<br /> l'assaut du "ici et maintenant". Demain est un nouveau jour, jour où l'on glosera de nouveau sur les "dossiers" du jour, sans se souvenir de la veille, sans se rappeler de l'insignifiance de la<br /> période que nous vivons, et sans même percevoir la médiocrité profonde de toutes ces personnes qui constituent "la sphère publique", médiatique, politique, celle que l'on nous vend (et qui se<br /> vend et s'entretient dans cette idée tout en nous en nous la vendant, paradoxe diabolique) comme indispensable dans nos vies, parfaitement compétente sur tout et tout le temps, et n'oeuvrant que<br /> pour le bien collectif. Demain ça, ce soir ils préparent demain.<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Ohhh... Ben alors... T'es encore tout énervé... Si, si, je t'assure... T'as beau faire genre...<br /> <br /> <br /> Mais rassurons-nous : je suis sûr que rien de grave n'arrivera à notre cher président.<br /> <br /> <br /> (Même pas un film !)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Énervé n'est pas vraiment le mot. On se situe quelque part entre la consternation et le ras-le-bol. Et, pour rester à Pakula, je regrette de plus en plus que les journalistes français n'aient pas<br /> un peu plus de libertés, et de courage, pour creuser plus en avant et faire la lumière sur ces différents dérapages publics (de droite et/ou de gauche). Et je regrette aussi, un peu, que<br /> l'opinion publique soit si molle et contemplative face à ce qu'on lui montre. M'enfin, je grogne mais ensuite j'allume ma télé, je mets TF1, et mon esprit se calme immédiatement, bercé par les<br /> images rassurantes d'un monde sous contrôle.<br /> <br /> <br /> <br />