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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 10:39

Giacomo Borlone - Détail de la danse macabre de Clustone


D'aucun aura noté, principalement sur mon "ancien" blog, que le thème de la mort revient régulièrement dans mes articles. Pour exemples : la résurrection des morts, miracle, humbles réflexions sur la mort, qui lui ouvrent les yeux pour se bien connaître.

Je souhaite préciser que je ne ressens aucun intérêt pour le macabre, mais que j'essaye d'appréhender avec raison cet évènement de la vie terrestre et d'en tirer des compréhensions sur notre monde. Si je dis *j'essaye* d'appréhender avec raison, ce n'est pas par hasard car, comme beaucoup je le crois, j'appréhende la mort, tant la mienne que celle de mes proches, avec peur et interrogations.

Il se trouve que la peur de la mort est l'un des points de départ, pour ne pas dire *le* point de départ, de la démarche philosophique : comment trouver le salut avant l'inéluctable fin de sa vie ?

Telle son ombre, la finitude accompagne l'homme dans sa vie quotidienne : nous démarrons chaque journée avec l'absolue certitude, consciente ou non, de notre mort à venir. C'est l'un des faits les plus tangibles de notre monde matériel, peut être même plus tangible que la certitude de notre propre existence (n'en déplaise à René Descartes).

A partir de cette donnée ("Je sais que je vais mourir"), se pose une (parmi d'autres) interrogation majeure : comment dois-je vivre avant de mourir ?

La philosophie, du moins dans son approche stoïcienne, a pour ambition d'aider l'homme à répondre à cette question en lui proposant une méthode pour vivre sa vie en accord avec le monde qui l'entoure et, de ce fait, de devenir un homme sage pouvant intégrer ce monde organisé (cosmos) et trouver le salut à son existence.

C'est le paradoxe de la mort : elle marque la fin de la vie de l'homme mais sert de départ à une interrogation personnelle.

Il conviendra de noter que cette démarche "autonome" sur la voie du salut relève de "la libre pensée" : nul dieu ou nulle église n'interfère dans cette recherche du salut. Seule la raison permet à l'homme d'atteindre son "but". Le christianisme rejettera avec mépris cette démarche des libres penseurs qui affirment "avec prétention" pouvoir parvenir au salut sans suivre la voie du Christ, seul intercesseur entre les hommes et Dieu selon le dogme chrétien.

Publié par comprendre - dans Philosophie
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commentaires

astre 03/05/2008 14:04

Bonjour my brother je ne suis pas d'accord avec psyko sur sa vision de la mort il est impossible et inconcevable qu'aprés la mort il n'y a rien juste le neant et je dit ça a partir d'un esprit plutot scientifique que religieux.Le neant ne pourras jamais exister dans un monde ou plutot un univers en perpetuelle renaissance chaque atome chaque particule infinitissimal restera toujours constante et rien ne disparraitra car rien ne se perds en passe juste d'une etape a une autre comme pour la loi de la mecanique quantique notre ame est de l'enegie et la vie d'un electron se fait au humeur de cette energie il passe d'une orbite a une autre sans rien que sa change pour son existance dans ce mondeLa science et l'arme absolut et c'est elle qui doit étre notre seul et unique vision des chosesmoi j y crois je passe juste une etape il y en aura d'autre aprés passe un excellent week end moi la semaine commence pour moiastre

Anne8821 02/05/2008 23:33

Selon ce que tu viens de m'écrire, je vais direct en enfer ! que cela ne tienne... je n'ai pu faire autrement, mais tu n'as pas toutes les clés, et c'est un peu mon noyau secret..La peur de la mort, je l'ai eue le temps que les enfants n'étaient pas autonomes, peur de leur réaction et de cet abandon, un jour... qui sera, c'est la seule chose qui soit juste sur cette terre, nous mourrons tôt ou tard. Tous, sans exception. Riches ou pauvres. Cultivés ou pas.La raison de notre passage, est encore floue, mais nous avons un rôle, j'en suis persuadée, pour que, lors du bilan, nous soyons quelque peu satisfaits de n'avoir pas été un tas de m***e alors que l'on pouvait tant apprendre, comprendre, donner, aimer.. reste à savoir jusqu'où les limites du supportable se placent, quand nous avons de grandes décisions à prendre... lourdes comme un divorce par ex.. je ne crois pas non plus en les recompositions, les reformations, il y a une et indivisible famille, que je ressens comme telle encore, puisque les Enfants restent notre priorité absolue.Comment dois tu vivre avant de mourir ? En mettant des priorités, en classant un peu les choix primordiaux, et en profitant de l'air du temps, sans trop dormir, c'est du temps perdu à jamais.. la lecture me fait office de sommeil..Passe une douce fin de semaine culturelle..Bisousss, ah au fait, seras tu absent de la toile longtemps durant ton déménagement ?Lysianne

plumedoie 02/05/2008 19:12

Tu me connais un peu ...j'aime les démarches autonomes!!!bonne soiréebisous

Psykotronik 02/05/2008 18:48

Salut Comprendre mon ami,intéressant ton article. Pour ma part, je trouve que certaines religions font beaucoup de mal en laissant croire aux gens qu'ils auront leur place au paradis, alors qu'à mon avis, il y a 99 % de chance qu'après la mort il n'y ait que le néant. Je vois ma mère, qui passe son temps à dire "je l'aurai gagner ma place au paradis" et passe son temps à aider des gens (qui n'en valent pas forcément la peine d'ailleurs) au lieu de s'occuper d'elle. J'ai l'impression qu'elle passe à côté de sa vie parce qu'elle croit qu'elle en aura d'autres après sa mort...Allez, passe un bon week end@++Psyko

Mimisan 01/05/2008 17:47

la peur de la mort, c'est surtout dans les cultures judéo-chrétiennes. En Asie, on a une attitude un peu différente.Et il n'y a pas le tabou sur ce sujet, comme dans nos sociétés occidentales dites avancées. On enretient une grande intimité avec les défunts.Pour la question posée (les cosplays) , c'est vraiment le déguisement; je ne sens pas du tout l'esprit de provoc.Une partie de la réponse se trouve-là: http://mon-japon.over-blog.com/article-2519881.html Mais les choses ont un peu changé, et ceux qui ont maintenant envahi
Akihabara ont une mentalité différente de ceux du pont de Harajuku.Je vais enfin faire mon billet du jour pour lequel je suis en retard; un sujet grave: la peine de mort au Japon.