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La chronique des Heiké
Abandon, je n'ai jamais pu entrer dans cette histoire, qui avance par bonds dans les années, sans fil narratique vraiment affirmé. Une ribambelle de personnages, de noms. C'est intéressant pourtant, avec une dimension politique, des guerres de clans qui se profilent. A vous de voir.

Si on me touche, je n'existe plus
Une australienne raconte son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte. L'intéret ? C'est qu'elle est atteinte d'autisme, jamais diagnostiqué, et que sa maladie a destabilisé le déroulement de sa vie. Pas forcément essentiel, un peu segmenté, mais intéressant.

Les Misérables I
Premier tome d'une grande oeuvre de la littérature française, c'est un ouvrage exceptionnel qui porte en lui les valeurs humanistes qui sous-tendent notre République. Quelques témoignages historiques, notamment sur la bataille de Waterloo. Style littéraire fluide, sans esbrouffe et très accessible.

De sang-froid

Chronique d'un meurtre gratuit sous la plume "microscope" du sieur Capote. Pas essentiel, mais bien écrit, un regard incisif sur l'homme, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés.

Le joueur d'échecs
Excellente nouvelle qui se lit vite. Style littéraire humble, quelque peu contemplatif. Histoire prenante et très agréable à lire. J'ai aimé !

Pourquoi j'ai mangé mon père
Quel titre ridicule pour un livre plutôt scientifique, avec un humour assez prononcé. Pas complètement convaincu car j'ai eu du mal à me détacher des "informations" contenues dans le livre pour apprécier l'aspect "roman". A lire dans le train.

Le bizzare incident du chien pendant la nuit
Super titre pour le coup (le même en anglais). ça traine un peu en longueur, mais c'est très divertissant et le narrateur, petit autiste bien dégourdi, est attachant. A lire le soir avant de dormir.

Le chien des Baskerville
Longue nouvelle. Belle écriture, histoire intéressante sans être passionnante. Personnages principaux agréables. A lire pendant l'insomnie.

Le monde disparu
Roman pour partie epistolaire. Aventure matinée de science fiction. Entre voyage au centre de la terre (J Verne) et la machine à explorer le temps (HG Wells). Agréable bien qu'un peu long. Belle écriture. A lire l'esprit ouvert.

L'enchanteur
Blocage, impossible d'aller au bout. Bien écrit, légende arthurienne sauce Barjavel. Pour les amateurs. A lire en forêt.

Le Montespan
Comédie poétique et historique. Le style n'est pas toujours conventionnel mais reste appréciable. Personnage "clown triste" dans le fond. Roman à lire sur une courte période.

Crime de campagne
Nouvelles rurales du jeune Renard. On lui préfèrera l'écrivain à venir. A lire à la campagne.

Le fusil de chasse
Court, précis et surprenant. A lire au printemps.

L'ecornifleur
Itinéraire d'un poète parasite qui vit aux dépens d'une famille bourgeoise. Intéressant, dans la veine de Bel Ami.

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Court, bel évantail de sentiments humains, description suprenante de l'addiction au jeu.

Céleste
Littéraire, un roman riche en thèmes. Long à démarrer, histoire résumable en deux lignes. Pas désagréable... mais.

Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué
Avis détaillé sur le blog en cliquant sur ce lien.

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Samedi 7 novembre 2009
Transition !

D'autres que nous s'interrogent sur leur identité nationale, comme quoi le sujet n'est pas uniquement français. Mais qui en doutait ?

Prenons l'exemple des Russes.

L'extrême-droite et la xénophobie sont très présentes en Russie. Au risque de choquer, je crois que c'est normal.

Explication : les Russes ont été dépossédés de leur histoire par des dictatures successives (multiformes). Le peuple russe (et au-delà de lui, la "reconstruction" de son identité) doit digérer les phases sombres de son histoire avant de pouvoir s'élancer vers son futur. Or, cette dynamique de réappropriation populaire est entravée tant par la main mise de l'oligarchie politique et économique russes que par le réel historique (globalisation, pour faire simple).

Cette situation (en résumé : la transition historique "entravée") porte en elle les germes d'un rejet, d'un repli sur soi pour permettre de se reconstituer, de se réidentifier et de définir ses marques. Ici naissent les tentations de retour en arrière (la nostalgie de l'ère soviétique, où la nation était personnifiée par le bolchévisme) ou, tout aussi inquiétant, le rejet global de la société moderne : rejet de l'étranger, rejet de la culture occidentale (car dominante ou parce que niant l'autre ?), rejet des cadres institutionnels, politiques, culturels ou économiques modernes.

Illustrons, voulez-vous ? Je vous présente un groupe russe néo-nazi, M8L8TH. Voyez donc le clip musical que je vous soumets : les images utilisées font référence à une bataille des Russes contre une invasion des chevaliers Teutons. Quoi de plus "structurant" pour une nation que de devoir faire face à un danger extérieur qui cherche à soumettre, voire à détruire, le peuple implanté sur le territoire à conquérir. Et bien, le groupe M8L8TH utilise, en référence, ce combat et glorifie l'identité russe... contre l'extérieur (comme nous l'avons fait, nous aussi, pour l'histoire française : Alésia, Poitiers, Valmy, Verdun). On pourrait donc s'en arrêter là, le nationalisme, mais ce serait oublier que le groupe va bien plus loin et s'affiche clairement néo-nazi. De l'identité à la race ? Et oui, c'est le risque. D'où l'intérêt d'en discuter !

M8L8TH - Родный Мой Край

Je vous laisse à vos réflexions mais, pour nous limiter à une approche musicale, il me faut reconnaître que le style musical pratiqué, que l'on désigne sous le terme de NSBM (National Socialist Black Metal), fait émerger de très très bonnes productions, qui renouent avec le true black metal, en le teintant légèrement de paganisme. On citera pour illustration les allemands de Nargaroth (grosse claque, en son temps, avec l'album "black metal ist krieg"), les ukrainiens de Nokturnal Mortum, les russes de Temnozor ou les ukrainiens de Drudkh (excellents !).

Par comprendre - Publié dans : Musique
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Lundi 26 octobre 2009

Eric Besson, ministre français en exercice, a proposé, ce dimanche 25 octobre 2009, qu'un grand débat soit engagé dans notre pays sur le thème de l'identité nationale.

Eric Besson identité nationale "J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs
de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui
"

Le concert des récriminations n'a pas mis longtemps a se faire entendre : manipulation politique à quelques mois des régionales, droitisation du discours, le front national est à l'orée du bois...

Peut être qu'il y a quelques visées politiques derrière le *timing* d'introduction de ce débat, j'en conviens, néanmoins, je voulais écrire aujourd'hui que ce débat ne me semble pas du tout déplacé.

Ces thèmes, relatifs à la nation, n'appartiennent pas à l'extrême droite française. Pour être correct, ces thèmes ont été "abandonnés" à l'extrême droite pendant 20 ou 25 ans et, désormais, leur évocation fait naître un doute "habituel". Désolé, mais il va falloir abandonner le réflexe pavlovien : les républicains, de droite comme de gauche, abordent désormais de face des thèmes tels que l'immigration, l'identité française, la souveraineté nationale. Et c'est tant mieux !

Le cadre étant posé ("le thème n'est pas déplacé"), nous pouvons désormais évoquer quelques points qui font, à mon sens, l'intérêt de s'interroger sur la nation française.

L'évoquer, c'est déjà rappeler qu'elle existe : dans un contexte d'internationalisation, se rappeler qu'il  existe encore une langue, une culture et une histoire qui nous "regroupent" n'est pas totalement inutile. Ce qui est inquiétant, c'est le délitement de ce lien, progressif, qui fait de notre société une juxtaposition au détriment d'une unité. On parle "couramment" de communautarisme, je n'aime pas trop ce nom car il pose la focale sur l'individu (certes, communautarisé) bien plus sur le le groupe qui doit normalement le transcender. Les fondamentalistes religieux l'ont bien compris, eux, qu'ils ont tout intérêt à créer du "lien", de l'identité collective. A nous de nous rappeler qu'il existe aussi un pacte républicain (un contrat social dirait l'autre) du côté de la liberté.

Les contextes de crise sont propices à l'opposition : riches et pauvres, banquiers et "autres", public et privé, patrons et salariés, politiques et médias, producteurs et commerçants, citoyens et pouvoir, français et immigrés... Les éléments de désunion sont déjà légion, les éléments d'union sont peu ou pas connus (ou pas ou peu efficaces), il est évident que rajouter un contexte économique difficile aurait tendance à favoriser l'individualisme. Parler de nation, c'est rappeler le collectif.

La population est vieillissante, à quoi ressemblera la France de demain : pays de compétitivité ou territoire de traditions ? Nous sommes à la croisée des chemins, la société accompagne le vieillissement de nos baby boomers. L'Etat se réforme, mais, plus profondément, c'est la société elle-même qui se réforme dans son sillage. Bref, que ferons-nous demain, comment et avec qui (mobilité due à l'emploi) ?

Et puis, le choc des civilisations, alors, on y est... ou pas ?

Et si dans le prolongement de ces discussions on pouvait en profiter pour nous interroger un peu sur le fonctionnement de nos institutions...

Par comprendre - Publié dans : Actualités
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Dimanche 11 octobre 2009

L'incendie a duré six jours et sept nuits. Les deux tiers de la ville ont été détruits.

C'était en 64 après Jésus-Christ, à Rome.

Hubert Robert, Incendie à Rome Hubert Robert, "Incendie à Rome"
Musée des beaux arts, Le Havre

La noblesse romaine a fait courir le bruit que Néron, empereur de Rome, avait volontairement fait incendier la ville pour des raisons d'urbanisme.

Néron, pour sa part, a fait porter la culpabilité de l'incendie sur les Chrétiens.

Près de 2000 ans après l'incendie, il est difficile d'établir l'origine de l'incendie : si les auteurs de l'antiquité envisageaient plus facilement une origine criminelle, les historiens actuels privilégient plutôt une origine accidentelle.

Je vous propose d'écouter en ligne, jusqu'au 7 novembre 2009, une émission de "2000 ans d'histoire" (sur France Inter), consacrée à cet incendie, émission dont l'invitée était Catherine Salles.

Et Rome brûla, Catherine Salles "Et Rome brûla", Catherine Salles
(Pour acheter en ligne)

Pour en savoir plus :
Wikipédia - Grand incendie de Rome
Herodote.net - 19 juillet 64 : Rome en flammes
Extrait du documentaire "L'Apocalypse" (Arte) - La responsabilité éventuelle des Chrétiens 

Par comprendre - Publié dans : Histoire - Communauté : Histoire
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Jeudi 1 octobre 2009

Hitler, une femme ? Non, ami lecteur, je suis sérieux, voyez donc ce que nous apprend la science.

Souvenez-vous : Berlin, 1945. Avril. C'est "la bataille de Berlin".
Les Soviétiques, après avoir encerclé la capitale allemande, jettent leurs troupes contre la dernière poche de résistance nazie. L'artillerie est utilisée pour réduire en cendres toute résistance, les bombardements alliés anéantissent les espoirs des combattants allemands, les forces de l'armée rouge délogeant, poche après poche, immeuble après immeuble, les rares combattants. Parmi eux, beaucoup de fanatiques anti-bolchéviques ou nazis convaincus, dont les 400 français du bataillon Charlemagne, plus un ensemble hétérogène de Berlinois "militarisés", à commencer par de très jeunes enfants, 14, 15 ans, tout droit sortis des rangs des jeunesses hitlériennes.

C'est dans cette ville écrasée par la guerre, la rage, le feu et les atrocités qu'Hitler constate la fin du IIIe Reich, la défection de nombreux dignitaires nazis, l'approche inexorable des soviétiques et des américains... et qu'il décide de ne pas se laisser prendre vivant, de ne pas "tomber" entre les mains ennemies.

La bataille de Berlin

Le 30 avril, Adolphe Hitler se donne donc la mort dans son bunker, situé sous la Chancellerie. Il est historiquement admis qu'Adolphe Hitler et son épouse, Eva Braun, ont ingéré du cyanure et qu'Hitler, pour plus de réussite, et sur conseil de son médecin personnel, s'est tiré une balle de pistolet dans la tête.

Toujours selon les sources historiques, les restes d'Hitler auraient été brûlés, conformément à sa demande, dans les jardins de la chancellerie et ce quelques heures à peine avant l'arrivée de l'armée rouge dans ce dernier bastion nazi.

Ce qui se passe ensuite pour les restes du dictateur est soumis à caution du fait des nombreuses "situations" alléguées.

Toujours est-il qu'en 2000, une exposition sur les derniers jours du Reich est organisée à Moscou à l'occasion du 55e anniversaire de la victoire des alliés en 1945. Dans une des salles est exposée une pièce appartenant au service des archives de l'Etat : un fragment de crâne. Et pas n'importe lequel puisqu'il est présenté comme appartenant à Adolphe Hitler.

Crane Hitler - Hitler's Skull Crane Hitler - Hitler's Skull













Percé d'une balle et partiellement calciné, ce fragment de crâne peut correspondre à une preuve des faits tenus pour historiques quant aux derniers instants de la vie de Hitler.

Pourtant, un doute plane sur l'authenticité de ce crâne : après tout, les Soviétiques n'ont jamais été avares en matière de propagande et de "présentation" de preuves plus ou moins vraies. Les Russes de 2000 ont peut être, sans le savoir, repris à leur compte l'élément d'une guerre d'appareil.

Et voilà que l'on nous apprend, le 29 septembre 2009, que l'Université du Connecticut (USA), sur invitation du département des archives de Russie, a effectué des recherches et des analyses sur ce fragment de crâne et que celui-ci a appartenu... à une femme !

De quoi alimenter bien des fantasmes, n'est-ce pas ? D'où le titre un peu polémique que je donne à cet article ;)

A vrai dire, il est difficile de savoir si les soviétiques (du KGB) ont inventé à l'époque (en l'occurrence en 1970, date à laquelle les restes du cadavre auraient été exhumés pour être définitivement incinérés) cette histoire ou s'ils se sont complètement trompés sur l'origine de ce crâne, pensant à tort qu'il s'agissait de celui du dictateur allemand.

Toujours est-il que cette conclusion scientifique, appuyée par une expertise ADN, relance la thèse, par ailleurs minoritaire, selon laquelle Hitler ne serait pas mort dans son bunker berlinois et qu'il aurait fui Berlin. Une bien étrange remise en cause, en s'appuyant sur la mise à l'écart d'une pièce douteuse sortie d'un carton soviétique, de ce qui semble pourtant bien établi historiquement ...

Les amateurs de fictions historiques n'ont pas froid aux yeux, moi non plus :

Hitler sans moustache nein nein nein nein
La moustache d'Hitler n'était qu'un postiche : la preuve !


Pour plus d'informations :
AFP - Le  "crâne d'Hitler" conservé à Moscou est celui d'une femme
Libération - Un article publié à l'occasion de l'exposition de 2000

Crédits photographiques : AFP - Internet

Mots clés : Bataille de Berlin, Suicide d'Hitler, Crâne d'Hitler


Par comprendre - Publié dans : Histoire - Communauté : Histoire
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Dimanche 27 septembre 2009
Gehenna - First Spell (1994) Gehenna - First Spell (1994)

Au début des années 90, la scène norvégienne voit naître les premières productions de black métal. De nos jours qualifiées de "true black metal", ces productions avaient pour avantages d'être totalement originales, sans influence, ce qui n'a plus été le cas à partir disons de la troisième génération de groupes (post 96-97) qui n'ont souvent fait que reproduire avec plus ou moins de réussite ce qu'avaient fait les fondateurs du style.

Parmi les productions intéressantes de l'époque, nous pourrions noter le noir et atmosphérique "First Spell" du groupe norvégien Gehenna.

Gehenna logo
Pourquoi parler de cet opus en particulier, qui par ailleurs n'est qu'un "mini-CD" ? L'ensemble est harmonieux mais la majorité des traits des productions métal de cette époque étaient présents. Le son est soigné, les claviers, originaux dans un paysage globalement brutal (darkthrone, Ulver, Mayhem...), donnent une ambiance atmo, voire gothique (pas taper, mon avis à moi).

Un ensemble assez intéressant de noirceur mélancolique, oeuvre répétitive, créative et pas désagréable du tout.

Extrait de l'album - The Shivering Voice of the Ghost

Le groupe a connu plusieurs vies à cause de son line-up (les membres) un peu chaotique. La démo et "First Spell" forment un ensemble assez cohérent, le "Seen Through the veil of darkness" s'en rapproche assez, avec un "durcissement" des guitares et un ryhtme un peu plus black. Le third spell, "Malice", est carrément plus mature, du bon black metal (teinté de thrash), qui reçoit mon aval. La suite... Yeurk, une partie des membres fondateurs sont partis et les productions sont... quelconques. A voir : leur futur album qui pourrait voir un retour à quelque chose dans la lignée de "Malice".

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Samedi 19 septembre 2009
ARTICLE MIS A JOUR LE 26/09

Je vous propose un petit jeu entre amis : nous allons jouer fictivement au prochain tirage de l'Euro Millions qui aura lieu le vendredi 25 septembre 2009.

Grille de tirage Euro Millions
Nous allons faire comme si chacun d'entre nous jouait une grille à 12 € (six numéros et deux étoiles) pour ce tirage.

Vendredi 25 septembre, le tirage aura lieu (cinq numéros et deux étoiles) et il nous suffira de regarder qui a gagné quoi... tout cela sans nous coûter quoi que ce soit !

L'objectif de la démarche ? Voir si l'on (nous, panel restreint non représentatif mais très sympa au demeurant) peut tirer quelque chose d'un jeu de hasard ;) Le jeu est ouvert à tous, y compris à ceux qui n'ont jamais fréquenté ce blog. Considérons que c'est une petite expérience sociologique.

Dans les commentaires, il vous suffit de me dire ce que vous voulez jouer (six numéros entre 1 et 50 + deux chiffres "étoiles" entre 1 et 9) : je les rajouterai dans l'article et je vous dirai après le tirage si vous avez gagné (fictivement) quelque chose.

Je commence à remplir la liste des joueurs :

-- Qui joue quoi ? --

comprendre : (six numéros) 3 - 9 - 14 - 21 - 33 - 49 ; (deux étoiles) 2-3
Cornus : (six numéros) 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 ; (deux étoiles) 1-2
Astre : (six numéros) 6 - 9 - 17 - 33 - 42 - 50 ; (deux étoiles) 2-7

Cratès : (six numéros) 4 - 8 - 12 - 29 - 30 - 45 ; (deux étoiles) 3-7

Monazimba : (six numéros) 1 - 3 - 7 - 16 - 25 - 36 ; (deux étoiles) 3-7
Contribution IRL : (six numéros)  1 - 3 - 9 - 14 - 21 - 49 ; (deux étoiles) 1-9

-- Qui joue quoi ? --

A vous !


Pour les plus rationnels d'entre nous (il doit bien y en avoir quelques uns qui visitent ce blog ?), je précise qu'il existe un tableau qui retrace, sur plusieurs années, les probabilités de sorties des numéros. Vous pourriez proposer un tirage mathématiquement "probable" ?

MISE A JOUR - LES RESULTATS !
Le résultat du tirage : (six numéros) 6 - 17 - 18 - 21 - 34 ; (deux étoiles) 3 et 9

comprendre : 1 numéro + 1 étoile = rien gagné
Cornus : 1 numéro = rien gagné
Astre : 2 numéros = rien gagné
Cratès : 1 étoile = rien gagné
Monazimba : 1 étoile = rien gagné
Contribution IRL : 1 numéro + 1 étoile = rien gagné

Bilan : nous sommes tous tombés plus ou moins à côté de la plaque ! Pas de gains pour nos six combinaisons.
Merci à tous les participants, l'expérience était sympa :) Nous avons tous économisé 12 € pour le coup...


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Mercredi 9 septembre 2009

On en avait parlé, le musée des beaux d'Orléans est plutôt intéressant.

Au détour d'un couloir, on peut voir un tableau :

L'embarquement des animaux dans l'arche de Noé - The move of the animals into the ark Noa L'embarquement des animaux dans l'arche de Noé
Attribué à Jan II Brueghel dit le jeune
Env. 1610-1620

La scène représentée est d'inspiration biblique : il s'agit d'animaux qui vont être embarqués dans l'arche de Noé, une sorte de grand bateau grâce auquel Noé aurait réussi à sauver du déluge un couple de chaque espèce animale.

Le thème biblique passe en fait au second plan (l'arche elle-même ne se distingue que vaguement dans le fond du paysage) : le peintre propose en réalité une toile colorée représentant toute une variété d'animaux, dont certains exotiques. C'est donc avant tout d'une oeuvre naturaliste, bien plus qu'une peinture religieuse. On notera la présence de perroquets, de guépards, d'un éléphant, de chameaux...

Le tableau, une huile sur bois, nous est présenté comme une oeuvre récupérée par les alliés en 1945. Et l'histoire n'est pas dénuée d'intérêt.

Tout d'abord, le tableau est référencé comme un "MNR" : un MNR (pour musées nationaux récupération) est une oeuvre qui a été récupérée en Allemagne à la fin de la deuxième mondiale mais dont on n'a pas retrouvé les propriétaires. En cherchant un peu, on apprend que ce tableau a été attribué en 1950 au Musée du Louvre après que l'office des biens et intérêts privés en ait confié la gestion à l'Etat. Le musée d'Orléans ne fait qu'accueillir, depuis 1953, cette oeuvre inscrite à l'inventaire du musée du Louvre.

En lisant la fiche "MNR" de ce tableau, fiche dont l'objet est de permettre de retrouver, un jour, un éventuel propriétaire, on découvre une petite partie du parcours de ce tableau pendant la guerre : il est vendu par un collectionneur particulier le 28 juillet 1943, puis on le retrouve en vente en Autriche, à Vienne, dans la salle des ventes "Dorotheum" où il est acheté le 15 février 1944 par un curieux musée... le musée de Linz (ville du nord de l'Autriche).

Dès la fin de la guerre, le tableau est versé au "Central Collecting Point" de Munich : il y a fort à parier que le  tableau a été trouvé, avec bien d'autres, dans une mine de sel (Alt aussee), située à proximité de la ville de Linz ,et dans laquelle le Reich avait stocké un grand nombre d'oeuvres pour les protéger des bombardements.

Hitler musée Linz
Mais qu'est-ce donc que ce musée de Linz ? Adolphe Hitler a passé une partie de son enfance dans cette ville. Il avait entrepris, dès 1939, d'y créer un grand musée, "le musée du Führer", une sorte de musée idéal accueillant de grandes oeuvres et démontrant la supériorité de l'art aryen. Les oeuvres qui devaient y être exposées provenaient principalement d'achats sur le marché de l'art (dont l'embarquement des animaux sur l'arche de Noé) ou de dépossessions. Au total, près de 5 000 oeuvres constituaient la collection destinée à ce musée de Linz.

Mais le projet n'a pas abouti et les oeuvres ont été soit restituées à leurs propriétaires, soit remis en dépôt aux Etats de provenance, charge pour eux de restituer le bien en cas de découverte du propriétaire.

Par comprendre - Publié dans : Histoire - Communauté : Histoire
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Dimanche 30 août 2009

Un petit mot pour vous dire que je n'ai pas trop publié ces derniers jours car j'étais en "congés".


Retour à la routine à compter du 31 août, je reviendrai vous voir quand les slips de bains seront repassés et que les provisions auront été faites.


Mise à jour le 090909 (trois ans, trois mois et trois jours après le number of the beast, étonnant non ?)
J'ai trouvé des choses surprenantes au sujet d'un tableau présenté au musée des beaux arts d'Orléans : il s'est retrouvé en Allemagne pendant la guerre et faisait partie de la "collection" d'Hitler. De quoi dire deux ou trois choses intéressantes... bientôt !


Par comprendre - Publié dans : Divers
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Samedi 15 août 2009

Pour le Jean du futur : c'est le 15 août.








 Woodstock 1969



Pretty soon now you're gonna get a little older

















Durant trois générations, cette maison a abrité ta famille contre le vent et la pluie. Remercie-la puis dis-lui adieu, une fois pour toutes et sans regret. [...] Si nous laissons la maison debout, elle servirait seulement de cachette aux bandits de grand chemin ou aux simples voleurs. Je la brûle afin d'empêcher de tels hommes de profaner la mémoire de ton père et de ton grand-père.

Eiji Yoshikawa, La parfaite lumière, page 162











Bilan des lectures de l'année : très positif

Oeuvres majeures : Les misérables (en cours) et La parfaite lumière

Lectures de l'année (?) :

Les misérables T2 et T3 - Victor Hugo
Sa majesté des mouches - William Golding
Le loup des steppes - Hermann Hesse
Le parfum - Patrick Süskind




Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll (?)
Si on me touche je n'existe plus -  Donna Williams (?)
Véronika decide de mourir - Paulo Coelho (?)
La chronique des Heiké -
Eiji Yoshikawa (?)

Un jour :

Umberto Eco - Le pendule de Foucault
Hermann Hesse - Le jeu des perles de verre



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Mardi 11 août 2009

Pour procéder à une petite mise à jour de nos connaissances de la langue française, et pour enrichir le vocabulaire des plus jeunes d'entre nous, je vous propose de nous intéresser à l'expression "coup de boutoir".

L'expression "coup de boutoir" est synonyme d'une charge brutale. En anglais, elle se traduit littéralement par "coup stupéfiant" (staggering blow) et garde donc le même sens qu'en français. On emploie souvent le pluriel ("les coups de boutoir") pour exprimer la répétition dans l'attaque et la résistance opposée à la charge.

Le boutoir, c'est la partie supérieur du groin d'un cochon, d'un sanglier ou d'un phacochère : le boutoir sert à fouiller le sol à la recherche de nourriture, permettant notamment de déterrer des racines. C'est un appendice plein de nerfs, plutôt dur et résistant.

Cochon dans la boue boutoir
L'expression "un coup de boutoir" est employée de manière métaphorique lorsque l'on veut par exemple signifier un attaque verbale soudaine ou encore une atteinte à un principe ou une règle (ex : un coup de boutoir porté aux droits des salariés).


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